L’Indice FAO des prix des produits alimentaires* s’est établi en moyenne à 172,6 points en octobre 2016, soit 1,2 point (0,7 pour cent) de plus qu’en septembre et 9,1 pour cent de plus que l’année dernière à la même période. À l’exception d’une baisse de courte durée en juillet, l’indice ne cesse d’augmenter depuis le début de l’année. En octobre, la valeur du sucre et celle des produits laitiers ont nettement augmenté. L’indice du prix des céréales n’a, lui, que légèrement augmenté. Ces gains ont coïncidé avec un net recul des indices des prix de l’huile et de la viande, si bien que la valeur globale de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est maintenue tout juste au-dessus de sa moyenne de septembre.
L’Indice FAO des prix des céréales a été en moyenne de 142,3 points en octobre. Il est en hausse de 1,4 point (1 pour cent) par rapport au mois de septembre et est inférieur de 9,6 pour cent à son niveau de l’année dernière. La hausse enregistrée en octobre représente la première augmentation d’un mois sur l’autre après trois mois de baisse. Alors que la moisson et la frilosité de la demande ont continué de peser sur les cours du riz, les prix du blé ont eux augmenté, principalement du fait de la réduction de l’offre de blé de qualité supérieure, de même que les cours du maïs, surtout en raison d’une accélération des ventes de la part des États-Unis.
celui du prix de l’huile et des matières grasses affichait en moyenne près de 168 points en octobre. Il est en baisse de 4 points (2,4 pour cent) par rapport au mois de septembre mais reste nettement supérieur à son niveau de l’année dernière. Cette baisse d’un mois sur l’autre, qui fait suite à deux mois de hausse, est principalement imputable à l’huile de palme. Les cours internationaux de l’huile de palme ont fléchi sous les effets conjugués de la hausse de la production en Asie du Sud-Est et de la faiblesse de la demande mondiale à l’importation, qui ont entraîné une augmentation des stocks, en particulier en Malaisie. La stabilité des prix de l’huile de soja, de l’huile de tournesol et de l’huile de colza a toutefois permis de limiter la baisse de l’indice en octobre.
Pour les produits laitiers, leur indice FAO a été en moyenne de 182,8 points en octobre, soit 6,8 points (3,9 pour cent) de plus qu’en septembre. Les cours de tous les produits laitiers ont augmenté, en particulier le cours du beurre. Ce dernier a été renforcé par la réduction des stocks jointe à une demande interne soutenue dans l’Union européenne (UE) et une augmentation des souhaits d’achat dans les pays importateurs. Les prix du fromage se sont également raffermis. Ceux du lait en poudre ont eux aussi augmenté, mais dans une moindre mesure. Compte tenu de la baisse, d’un mois sur l’autre, de la production de lait dans l’UE et en Océanie on s’attend à un resserrement de l’offre à l’exportation ce qui fait que les prix ont bondi au cours de ces derniers mois.
L’Indice FAO des prix de la viande* s’est établi en moyenne à 163,4 points en octobre, ce qui représente une baisse de 1,7 point (1 pour cent) par rapport à la valeur révisée de septembre. La baisse de l’indice est principalement à mettre au compte de la chute des prix à l’exportation de la viande de porc en provenance de l’UE, due à une offre excédentaire à l’intérieur de l’UE et à un ralentissement de la demande à l’importation en Chine. En outre, les prix à l’exportation de la viande bovine en provenance de l’Océanie ont continué de baisser, ce qui s’explique par le fait que l’augmentation de la production de viande bovine aux États-Unis s’est traduite par des importations moindres. En revanche, les prix de la viande ovine en provenance de l’Océanie ont atteint leur plus haut niveau depuis près de deux ans, du fait de la baisse de la production en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Et enfin l’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 315,3 points en octobre, soit 10,5 points (3,4 pour cent) de plus qu’en septembre. Il s’agit de la sixième hausse consécutive d’un mois sur l’autre. Celle-ci s’explique dans une large mesure par un volume des récoltes moins élevé que prévu du fait de conditions météorologiques défavorables dans la grande région productrice du centre sud du Brésil, premier producteur et exportateur mondial de sucre. Les précipitations y ont en effet été plus faibles que de coutume, pénalisant la production de canne à sucre. En Inde, deuxième pays producteur de sucre, une production en retrait dans l’État de Maharashtra (première région productrice du pays) obligera le pays à importer pour satisfaire sa demande intérieure, une situation qui a contribué à l’augmentation des prix du sucre.
* À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l’Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l’Indice général est calculé et publié; c’est pourquoi la valeur de l’Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l’Indice FAO des prix des aliments.
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