Comme si une seule journée de grève ne suffisait pas, pas plus que deux, la mode est devenue ces derniers temps de trois jours et plus. Ainsi le syndicat général de l’enseignement de base a décrété une grève de trois jours à partir du mardi 26 mai pour « défendre leurs droits légitimes contre l’indifférence du ministère de l’éducation et la décision du gouvernement de prélever, dorénavant, les journées de grève des salaires des agents de la fonction publique ».
Le secrétaire général du Syndicat Gammoudi Mastouri dont le langage rappelle celui de son « camarade » de l’enseignement, menace de passer à une autre étape celle de la grève administrative qui signifie le boycott des examens du dernier trimestre. « Nous avons décidé d’aller jusqu’au bout, même si le gouvernement nous prélève le salaire de tout un mois. L’UGGT n’a jamais perdu une seule bataille ! ». Nous voilà encore une fois devant ce langage de « bataille des os cassés » proféré par un certain Lassaad Yakoubi.
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