
Ennahdha a longtemps été accusé de laxisme face aux groupuscules jihadistes. Le parti a considérablement durci sa position depuis que 16 militaires et gendarmes ont été blessés entre fin avril et début mai par des mines posées par des groupes armés liés à Al-Qaïda à Jebel Chaâmbi.
Depuis la révolution, la Tunisie a vu se multiplier les violences salafistes. Le pays est aussi déstabilisé par une profonde crise politique et le développement de conflits sociaux dus à la misère. L’Etat d’urgence y est en vigueur depuis la chute de Ben Ali. Aujourd’hui, le gouvernement ne mâche plus ses mots.
En effet, le gouvernement a demandé au courant jihadiste d’Ansar Al Chariaâ, de clarifier ses positions au sujet des évènements de Jebel Chaâmbi et de ceux qui ont levé les armes sur le peuple tunisien et perpétré des actes de violences dans le pays, selon les déclarations de Noureddine Bhiri, Conseiller du Chef du gouvernement chargé des Affaires politiques.
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