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Les indicateurs économiques sont au rouge, sans parler des indicateurs sécuritaires, et les Maestros des partis politiques ne bougent pas le petit
doigt pour appeler à la cohésion sociale et dénoncer les actes de vandalisme.
L’abaissement continu du rating souverain, par les principales agences internationales de notation, assorti d’une perspective négative, reflète les incertitudes entourant la stabilité de la Tunisie et sa politique économique durant cette période difficile de transition politique.
En effet, nous continuons à enregistrer partout : des attaques, des braquages, des blocages de routes, des agressions corporelles, des viols de femmes & jeunes filles, des actes de pillages et de destruction, des incendies et des violences verbales, …. alors que les portes paroles des Partis Politiques ne commentent rien. Pire encore, les leaders de partis évitent de se prononcer sur ces évènements même quand la presse les sollicite à ce sujet. Quelle Citoyenneté ! Quel Patriotisme ! …. Quelle Hypocrisie ! Quelle Trahison !
Au lieu de se déchainer pour des débats démagogiques et des discussions de salons, les partis politiques devraient mener une compagne contre les actes de violences, les barrages de routes et les mouvements extrémistes de tout bord. Si jamais un attentat similaire à celui de Marrakech (28/04) venait à se produire en Tunisie, il nous achèverait irréversiblement avec les pays qui veulent nous soutenir pour relancer la machine économique : pays émetteurs de touristes, pays clients de notre industrie manufacturière, pays bailleurs de fonds, etc….
Malheureusement, on constate une »démission » des leaders et des partis politiques quant à leurs obligations de sensibilisation et d’appel au calme dans un souci de consolidation de la sécurité sociale et de la stabilité économique. Aucun commentaire et aucune position officielle n’ont été donnés par les partis politiques en marge des incidents & grabuges qui se sont produits dans plusieurs régions de la République.
Même le parti Ennahdha, connue par sa forte représentativité régionale, n’a pas encore lancé un appel à la raison, comme s’il évitait de mettre à contribution son large réseau sociétal dans le rétablissement du calme dans la rue et le recouvrement de la sérénité sociale.
Coté organismes apolitiques, l’UGTT et l’UTICA ne font rien pour nous épargner la paralysie économique et les risques d’attentats. Bien au contraire, on dirait qu’ils composent avec le Diable pour favoriser la discorde et semer la zizanie entre les entrepreneurs et leurs employés !
Seules les sociétés civiles se battent en permanence pour rapprocher les courants politiques autour du socle commun des valeurs citoyennes et des attentes des compatriotes, toutes couches sociales et catégories socioprofessionnelles confondues.
Je rejoints l’ensemble de mes concitoyens pour lancer un appel à l’adresse des partis politiques, ainsi qu’aux organisations syndicales et patronales, en vue de placer ces problématiques, qui irritent constamment les Tunisiens, au centre leurs préoccupations à court terme.
Dépassé le 24 Juillet, ils pourront être libres de se lancer dans ce qu’ils appellent ‘‘de bonnes guerres’’, pour tenter unilatéralement de concrétiser un gain en notoriété et une montée dans les sondages, de nature à les aider à réussir les futures échéances et à satisfaire à leur gourmandise en pouvoirs.
Par Mohamed Chawki Abid,
INGENIEUR
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