Les bénéfices affichés par les banques et les caisses d’épargne américaines ont plongé de 83,5% au quatrième trimestre 2007 et touchent ainsi leur niveau le plus bas depuis 16 ans.
L’ensemble des banques et des caisses d’épargne des Etats-Unis ont vu leurs bénéfices trimestriels passer en un an de 35,2 à 5,8 milliards de dollars.
Un effet direct de la crise qui secoue les marchés du crédit depuis l’été dernier.
Les banques américaines ont enregistré un record de 31,3 milliards de dollars de pertes sur créances au quatrième trimestre. Le montant a grimpé à 68,2 milliards pour l’ensemble de l’année.
Les créances douteuses ont fait un bond de 32,5%, à 26,9 milliards de dollars, au cours du dernier trimestre de 2007, ce qui constitue leur hausse la plus vive depuis vingt-quatre ans en rythme trimestriel.
On savait que les résultats des banques américaines avaient été plombés au dernier trimestre 2007 par les conséquences de la crise des « subprimes » et des marchés du crédit, et quelques grandes banques avaient publié des chiffres spectaculaires.
Mais les données consolidées de l’ensemble du secteur donnent le vertige : les banques et caisses d’épargne américaines ont vu leurs bénéfices chuter de 83,5% au quatrième trimestre de l’année dernière par rapport à l’année précédente.
La banque d’affaires Goldman Sachs déclare que la crise du « subprime » est loin d’être terminée et estime que les grands courtiers américains vont à nouveau présenter de nouvelles dépréciations dans les mois à venir, en raison de leur exposition aux crédits immobiliers à risque.
Au total, la banque estime que celles-ci iront de 1 à 12 milliards de dollars par établissement. Selon elle, la plus touchée serait Citigroup.
Ces dépréciations seront une nouvelle fois liées à la crise des « subprimes », ces prêts immobiliers accordés à des emprunteurs offrant peu de garanties de solvabilité, la valeur de créances adossées à ce type de produits continuant de baisser.