A force d'avoir un ou deux records par jour, on a presque pris l'habitude.
Faisons le point : Juste le temps de se rendre compte à quel point la situation actuelle est historique.
L'or proche des 1000 dollars, le pétrole au dessus des 100 dollars, l'euro au dessus des 1.50, ce dernier s'est établi vendredi matin à 1,5239 dollar, au plus haut depuis son lancement.
Cette hausse de la monnaie est due à l'aggravation des difficultés de l'économie américaine qui tire le dollar vers le bas.
Les mauvais signes se multiplient. Les matières premières alimentaires sont à des niveaux inimaginables.
Dans 15 ou 20 ans on se rappellera de l'année 2008 comme d'une référence. Comme le choc pétrolier des années 70, ou le choc inflationniste du début des années 80. Nous sommes en plein choc des matières premières.
Ce qui est étonnant c'est que les marchés d'actions n'ont pas l'air de s'affoler. Il faut dire qu'ils sont encore sous le choc de la crise des marchés de crédit et qu'ils bénéficient indirectement de l'envolée des matières premières par le biais des sociétés pétrolières qui représentent une partie non négligeable des indices boursiers.
On a l'impression que rien ne peut arrêter cette envolée…
Et pourtant avec un ralentissement de l'économie américaine et européenne, la demande de matières premières doit diminuer et donc par la même pousser les prix de ces matières premières à baisser considérablement.
Or sur le plan international, la croissance des pays asiatiques déclenche une tendance haussière de la demande des matières premières et une envolée des prix.
Pour arrêter cette envolée, il faut absolument Bloquer la baisse du dollar.
En effet, c'est la baisse de ce dernier qui est le principal catalyseur de la spéculation et pour ce faire, une intervention concertée des banques centrales et une nouvelle baisse du taux directeur de la FED, s’imposent.
Cette intervention est d'autant plus nécessaire qu'elle permet d'éviter que les matières premières déclenchent une nouvelle tourmente financière.
D’un autre coté, si la FED décide d’augmenter la valeur du dollar, cela pourrait aggraver de façon considérable le déficit des États-Unis et c’est la raison pour laquelle on n’assiste pas aujourd’hui à un véritable repli de la monnaie américaine et que la tendance baissière du dollar a encore de beaux jours devant elle.