Lassad Yacoubi, le secrétaire général du syndicat national de l’enseignement secondaire doit se frotter les mains, il a réussi à « casser les os » du ministre de l’éducation Néji Jalloul. Les devoirs de synthèse du second trimestre n’ont pas eu lieu et la semaine bloquée a été débloquée pour redevenir une semaine normale. Voilà où nous en sommes au moment où le pays se trouve en butte à plusieurs difficultés, sécuritaires, économiques, sociales et politiques. Par son arrogance, ce Yacoubi a écorné l’image de la centrale syndicale, fierté de tous les Tunisiens. Il a porté atteinte à l’image de tout un corps en charge de l’avenir de nos enfants et par delà même du pays.
Loin de nous l’idée de contester la grève des professeurs du secondaire, la grève étant un droit constitutionnel, au contraire leurs revendications sont légitimes et le gouvernement se doit de les examiner avec plus de sérieux et de compréhension.
Sur un autre plan, le ministre de l’éducation Néji Jalloul a mal géré le dossier et a fait preuve de frilosité n’arrivant pas à se débarrasser des habits de l’opposant et du commentateur politique. Il a tout simplement perdu dans cette « bataille » pour reprendre le terme de Lassaad Yacoubi. Sa communication et celle de son équipe a été, tout simplement mauvaise. Le ministère de l’éducation n’est pas une sinécure. C’est un véritable « mammouth » qu’il faut dégraisser.
Toutefois, d’aucuns se demandent pourquoi a-t-on laissé Néji Jalloul seul dans cette « bataille » ? Où est passé le ministre des affaires sociales, seul rescapé du gouvernement Jomaa et qu’on disait proche de l’UGTT à qui il doit son maintien dans l’équipe de Habib Essid ?
Dans « cette bataille » le plus grand perdant, si ce n‘est le seul est l’élève pourtant censé être « au centre de l’action éducative ». Dixit la loi du 23 juillet 2002, relative à l’éducation et à l’enseignement scolaire, que Jalloul et Yacoubi doivent bien relire avant de s’engager dans « la bataille ». Estimons-nous heureux que le secrétaire général du syndicat n’ait pas parlé de guerre !