
Les Tunisiens sont offusqués et saisis d’un sentiment de dégoût face à la montée en puissance de l’arrogance, de la médiocrité, de l’incompétence et du bannissement de la méritocratie.
Alors que les fondateurs de la première république pariaient sur l’intelligence, l’éducation, le travail, le mérite, l’amour de la patrie, l’instruction, le civisme, le dialogue et la compétence comme fondements fédérateurs et unificateurs, les héritiers de la 2 eme république misent sur l’ignorance, l’abrutissement du peuple, l’anarchie et le déni identitaire pour baliser le nouveau modèle sociétal.
Le système actuel est entrain d’anéantir la république du mérite pour instaurer la république de l’allégeance et de la servitude, de mettre hors service l’ascenseur social , d’assassiner l’intelligence, de dépouiller le pays de ses matières grises et d’éradiquer à jamais les compétences et le militantisme pour faire valoir l’indigence intellectuelle, l’inculture, l’arrogance, l’exclusion, l’hypocrisie et l’opportunisme.
La révolution nous a certes débarrassés des mafieux et des opportunistes mais elle nous ramenés aussi son lot de perversions et la plus notoire est hélas ce nouveau règne de parrains puissants et arrogants, de petits chefs asservis et violents et de soldats ignorants et suiveurs. C’est un cocktail plus dévastateur que le Molotov et une mine plus meurtrière que celle de Chaambi .
Pourquoi devrions-nous accepter tant de violence ? Subir autant d’abus ? Supporter cette fatalité de la médiocrité ? Cautionner cette grande imposture ?
Nous pouvons nous accommoder de la crise, du manque de moyens, de la misère matérielle et de la conjoncture difficile, mais nous ne pourrons jamais accepter cette banalisation de la médiocrité et de l’incompétence.
La lutte contre ce fléau ravageur est le combat de tous les instants et chaque tunisien patriote et intègre a la lourde responsabilité de dénoncer, d’interpeller et d’avertir de cette bombe à retardement qui risque d’exploser et d’anéantir à jamais nos vœux de prospérité et de bien être collectif.
Accepter la fatalité de la médiocrité c’est cautionner le sacre suprême d’ignorants notoires et nous résigner à une nouvelle dictature plus nocive et plus destructrice.
L’intelligence, le mérite, le travail, l’effort, l’ancrage identitaire, l’humilité, le savoir, l’éducation et la solidarité doivent êtres les fondements d’une société tourné vers le développement, la prospérité et le bien être collectif.
Ainsi les cultes de l’indigence intellectuelle, de l’ignorance, de la médiocrité et de la violence incarnés par les nouveaux tribuns et chauffeurs de foules comme certains députés de l’ANC , le pseudo savant et imam Adel Elmi , le révolutionnaire de quartier Recoba, le délinquant reconverti Imed Dghij et compagnie doivent céder la place aux cultes de la bonne parole, de l’amour du travail, de l’excellence et de paix incarnés par les méritants, les patriotes et les vrais savants.
Glorifier et sacrer ces usurpateurs notoires au nom de la liberté, c’est mener le pays à sa perte irréversible. A ce moment crucial de notre histoire ou les discours religieux et politiques sont tombés si bas, il nous faut une vraie révolution contre cette médiocrité pour construire et bâtir notre Tunisie intelligente.
Tant que ces falsificateurs, ces charognards et ces chantres de la médiocrité sévissent et incarnent le renouveau révolutionnaire, nous aurons une nation en déclin, faible, vulnérable et sans valeurs.
Ainsi les honnêtes et intègres savants issus de la Zitouna, les patriotes,les commis d’Etat, les compétences reconnues , les économistes chevronnés, les militants de la première heure , les syndicalistes convaincus , les ouvriers modèles et tous les tunisiens libres et indépendants considérés comme ennemis de la religion et du peuple, se doivent de combattre par le savoir, la culture, l’éducation, l’intelligence, la morale, la bravoure et les vrais fondements de notre Islam pour récupérer leur patrie, leur république et toutes leurs valeurs sociétales.
Jalel JEDDI
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