
Rares sont les politiques tunisiens qui ne flirtent pas avec les USA et la CIA ? Tous dans les bras des Américains : l’essentiel c’est d’être soutenu pour arriver au pouvoir et s’y maintenir.
Le pauvre peuple tunisien passait par l’une des pires périodes de l’après-révolution et les responsables de tous bords et dans le même sac, Ennahdha- Ettakattol-et autres soi-disant indépendants étaient en train d’assurer leurs arrières au Qatar au congrès de l’US Islamic World Forum du 29 au 31 Mai 2012 organisé par the Brookings Institution des USA.
Pour ceux qui ne le savent pas, cette institution a été créée après les évènements du 11 septembre 2001 et constitue un outil essentiel dans le système de renseignement américain dirigé par la CIA. Et qui mieux que le Qatar, pays ultra-riche et entièrement « vendu » pour abriter ce Forum, pour assurer la propagande et « fédérer » les régimes arabes autour de cet outil de sécurité américain, en contrepartie d’un soutien politique et logistique à tous les « adhérents ». Bien sûr le tout sous couvert d’une fondation « innocente » et à but « non lucratif ».
Passé sous silence par les médias tunisiens, dont probablement beaucoup ignorent même l’existence ou du moins la raison d’être, le dernier forum a vu la participation d’un joli panel de « politiques » arabes et particulièrement tunisiens ; jugez-en : Rached Ghannouci, Sahbi Attig, Lobna Jeribi (Ettakattol), Foued Ben Salah (du nouveau parti salafiste en désespoir de cause du front de salut algérien), Neila Charchour qui se dit « activiste associative ».
Evidemment, dans son allocution, Ghannouchi n’a pas dérogé à sa traditionnelle dualité de discours, appelant à la fois à diaboliser et à tourner la page des anciens régimes du « printemps arabe » tout en passant surtout sous un silence hypocrite, toutes les exactions et les dérives humanitaires de ses alliés du Golfe ainsi que celles d’Israël (présente au forum , eh oui messieurs les nahdhaaouis et salafistes).
Entre-temps le pauvre peuple tunisien crédule et de bonne foi continue à croire à la bonne foi de « ses nouveaux sauveurs» imbus d’islam et d’amour de Dieu. Un grand travail de fond attend tout mouvement alternatif afin de mettre à niveau la pensée du Tunisien moyen afin qu’il saisisse un tant soit peu les enjeux des prochaines élections et lui faire comprendre, sans paternalisme aucun, le danger de ce qui se trame pour l’avenir de la Tunisie.
Férid Abdelwaheb
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