Poursuivant ses contacts directs avec les forces vives de la société, notamment parmi l’élite, le fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP),
Ahmed Nejib Chebbi, a eu une rencontre, vendredi dernier, avec un parterre de jeunes avocats, venus s’enquérir du programme du parti, en particulier, et de la situation prévalant dans le pays, en général. Le débat fut ainsi animé par les interventions des jeunes avocats présents.
Me Chebbi a commencé par brosser un tableau exhaustif du programme du PDP, soutenant notamment que « le Parti qui a défendu les libertés bien avant la Révolution ne peut aucunement dévier de cette lignée dont il est convaincu et dont il fait une politique.
Une chose est sûre, de ce fait, le Parti restera toujours à l’avant-garde de la scène politique, quelle que soit l’issue du suffrage lors des élections de l’Assemblée constituante le 23 octobre prochain. Mais notre rôle, à tous, c’est-à-dire à toutes les forces vives, est de veiller à ce que ces élections se passent dans les meilleures conditions.
Le plus important, une des urgences d’ailleurs, c’est que le scrutin aboutit à un gouvernement solide, à même de mener le pays vers un avenir radieux pour le citoyen tunisien, ainsi que pour établir un équilibre social, une équité, dont la finalité sera une répartition égale et équitable des richesses ».
Le leader du PDP n’a pas manqué d’affirmer « qu’au cas où le Parti serait majoritaire, on fera en sorte de mettre en place un gouvernement dans les six mois qui suivent le suffrage ; c’est une nécessité, afin de combler un certain vide constaté actuellement. Le plus urgent cependant est d’instaurer un plan d’urgence de créations d’emplois, sachant que le taux de chômage ne cesse d’accroître, essentiellement après le retour des milliers de travailleurs installés en Libye, et qui ont fui la situation sanglante dont souffre, ou plutôt qu’endure ce pays frère ».
En réponse à des intervenants, Me Chebbi allait aborder d’autres sujets, évoquant particulièrement les soucis majeurs du citoyen, à savoir le pouvoir d’achat qu’il faudrait améliorer sensiblement. Ou encore la situation sécuritaire, en passant par l’aspect culturel prônant « la libération des talents, auxquels il faudrait laisser l’opportunité de s’exprimer ».
Me Chebbi n’a pas manqué, non plus, en réponse à une intervenante, d’évoquer la situation de la femme, cette « femme tunisienne émancipée et libre depuis la promulgation du statut personnel en 1956, et qui est de plus en plus active, sinon de plus en plus qualifiée du fait de l’expansion de l’éducation. Mais la situation, aussi privilégiée soit-elle, et les acquis de cette femme tunisienne doivent être révisés et renforcés davantage », devait-il conclure…
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