Selon ce qui a été rapporté, une équipe d’Al Jazeera Documentaires, composée de quatre journalistes s’est déplacée au Kef pour y préparer un documentaire sur l’Islam au Kef. Pour les besoins du reportage, l’équipe aurait eu l’intention de filmer à l’intérieur de la mosquée Sidi Ali Ben Salah ce qui n’aurait pas plu à un groupe de salafistes présents qui s’en seraient alors pris aux journalistes en les agressant.
Suite à cela, deux journalistes auraient été blessés et leur caméra détruite.
Alertées, les forces de l’ordre se seraient rendues sur les lieux afin de rétablir le calme. Dans leur action, elles auraient interpellé un des agresseurs ce qui aurait poussé ses compagnons à prendre en otage un des journalistes à l’intérieur de la mosquée afin de l’échanger contre leur ami arrêté.
Mais de féroces affrontements s’en seraient suivis entre les forces de l’ordre et les salafistes en question et des bombes lacrymogènes auraient même été utilisées pour enfin libérer le journaliste séquestré.
Suite à tout cela, Espacemanager a voulu en avoir le cœur net en contactant Al Jazeera, le ministère de l’Intérieur et le District de la police du Kef.
Lotfi Hajji, directeur du bureau d’Al Jazeera à Tunis, a démentit les faits et s’est dit surpris de constater qu’un journaliste d’Al Jazeera était pris en otage sans qu’il ne soit au courant.
Il a, par ailleurs précisé que de nombreuses organisations de la société civile, ONG, agences de presse internationales et autres médias l’ont contacté pour en savoir plus sur un événement dont il n’est pas au courant.
Khaled Tarrouche, l’attaché de presse du ministère de l’Intérieur est allé dans le même sens, signalant qu’il n’avait pas été alerté d’un tel incident sauf ce qu’il a pu lire dans certains médias.
Le District de la police du Kef a également démenti cette information, affirmant ne pas être au courant de l’incident en question.
Espacemanager
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