Il était clair que le blocage, par l’Assemblée nationale constituante (ANC) et du ministère de l’Industrie, des demandes de certaines sociétés pétrolières étrangères exerçant en Tunisie pour l’octroi de permis de prospection ou d’autorisations d’extension ou même de renouvellement, aallait coûter à l’économie tunisienne.
Outre les litiges avec certaines de ces sociétés, puisque c’est l’Etat Tunisien qui n’a pas honoré ses engagements avec elles, c’est surtout l’investissement dans le secteur des mines et des hydrocarbures qui a été entravé dans une période où le pays a plus que jamais besoin de toutes ses richesses en énergie.
Mais malheureusement et bien que le chef du gouvernement Mehdi Jomâa ait lui-même répété à maintes reprises que la Tunisie ne peut tolérer la poursuite d’un tel blocage, de nombreux dossiers sont demeurés en suspens.

Et c’est ce qui a poussé certaines de ces sociétés étrangères à abandonner purement et simplement leurs projets en Tunisie et à quitter notre pays. Ainsi donc, en plus de la société pétrolière anglo-hollandaise Shell qui a décidé de quitter la Tunisie, la société pétrolière britannique Enquest vient de confirmer dans cette journée du lundi 2 février qu’elle quitte à son tour notre pays.
Il est à noter qu’Enquest investissait dans notre pays depuis de nombreuses années et plus précisément dans les champs de Didon et Zarat. Une autre mauvaise nouvelle pour l’économie tunisienne dans cette période de marasme.
