
Abdellatif Mekki, Lotfi Zitoun, Abdelkarim Harouni, Habib Ellouze, qui sont les durs du parti islamiste en Tunisie?
Abdellatif Mekki, ministre de la Santé
Ex-leader étudiant dans la Tunisie des années 1980, il est proche de Rached Ghannouchi. Son nom circule avec insistance, depuis de longs mois, comme potentiel successeur de Hamadi Jebali, si celui-ci était contraint de démissionner. Abdellatif Mekki a été élu à la présidence du congrès d’Ennahda, en juillet. Il est parmi ceux qui ont reçu le plus de voix, au même congrès, pour entrer au majlis al-choura, l’instance dirigeante du parti.
Lotfi Zitoun, proche de Rached Ghannouchi, dont il a partagé l’exil londonien
Il était jusqu’à tout récemment ministre conseiller chargé des Affaires politiques auprès du Premier ministre. On le disait placé à ce poste par Ghannouchi, afin de « surveiller » le Premier ministre. En désaccord avec le projet de remaniement ministériel, il a démissionné quelques jours avant l’assassinat de Chokri Belaïd. Il indiquait dans sa lettre de démission n’avoir plus confiance en Jebali, qu’il accuse de ne pas avoir tenu compte de ses conseils et d’avoir porté atteinte au parti islamiste. La presse, souvent critique à l’égard d’Ennahda, était régulièrement dans son collimateur. Il avait à plusieurs reprises menacé de publier une « liste noire » des journalistes.
Abdelkarim Harouni, ministre des Transports
Il était secrétaire général de l’Union générale tunisienne des étudiants, syndicat islamiste qu’il a cofondé, ce qui lui a valu une condamnation à perpétuité sous Ben Ali.
Habib Ellouze, cadre historique du parti
Il a toujours plaidé avec force pour une rupture très nette avec l’ancien régime. Comme Lotfi Zitoun, il a participé, cet été, à la campagne Ekbes, appelant le gouvernement à accélérer les réformes. Il avait aussi pris la parole au « festival du prêche » salafiste, organisé sur l’avenue Bourguiba le 14 janvier dernier.
L’Express.fr
Lien: http://fr.news.yahoo.com/tunisie-faucons-dennahda-154107949.html
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