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Tunisie-Affaire Cactus : la défense accuse le ministère de la Justice

3 décembre 2012
in Divers
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Me Abdelaziz Essid avocat de Sami Fehri, directeur général de « Cactus Prod » a estimé, lundi 3 décembre, que la décision du ministère public de maintenir son client en détention « est illégale ».

La cour de cassation a décidé, le 28 novembre dernier, de rejeter l’accusation contre Sami Fehri, producteur et premier responsable de la chaîne de télévision Attounissia, et de renvoyer l’affaire devant la chambre d’accusation qui avait émis, fin août dernier, un mandat de dépôt à son encontre.

Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui au siège du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Me Essid a considéré que son client « est pris en otage », accusant le ministère de la Justice qui a « tenté plus d’une fois d’influencer cette affaire » depuis l’arrestation de Sami Fehri le 24 août dernier.

« De grands magistrats, avocats et pénalistes ont convenu de la libération de Sami Fehri », a-t-il argumenté, appelant à « dénouer les liens » entre le ministère de la Justice et le ministère public vu que Sami Fehri est « séquestré en prison illégalement sur ordre du représentant du ministère public ».

Le ministère de la Justice avait estimé, le 29 novembre dernier, dans un communiqué, que la décision de la cour de cassation ne mentionne pas le mandat de dépôt contre Sami Fehri, ce qui implique le maintien de l’accusé dans la situation où il se trouvait.

Me Essid a affirmé que la décision de la cour de cassation doit être exécutée, conformément aux articles 340 et 341 du code des procédures pénales, sans recourir au ministère public ou au ministère de la Justice.

La défense de Sami Fehri estime, pour sa part, que le ministère public, sous tutelle du ministre de la Justice, n’a pas respecté la décision de la cour de cassation et a entravé son exécution, ce qui est considéré comme une intervention dans les affaires de la magistrature.

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