Maintenant que les urnes ont parlé et que l’ISIE a proclamé les résultats du second tour donnant Béji Caid Essebsi vainqueur avec 55.68% des suffrages, on doit tourner la page de la campagne électorale avec ses dérapages, ses chamailleries, ses appels à la division et ses incitations à la haine. On fête la victoire, c’est légitime, mais dans la décence et le respect de nos valeurs, les valeurs de la République et sans crier « honneur aux vainqueurs et malheur aux vaincus ». Car, aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre devant nous pleine d’espoir et de promesses.
Le 14 janvier 2011 a fait tomber la chape de plomb et détruit le sentiment de peur en nous. Le 21 décembre 2014, doit faire disparaitre tout sentiment d’exclusion et toute tentation hégémonique. BCE et son parti sont aux commandes d’un pays en pleine crise. Ils doivent élargir les consultations pour la constitution d’un gouvernement de « combat ». Combat contre le terrorisme et l’insécurité, combat contre le chômage et les disparités régionales, combat contre la cherté de la vie et la misère sociale…Le prochain gouvernement sera, certainement, un gouvernement d’union nationale qui sera soutenu par une large majorité parlementaire, mais aussi par les organisations nationales et les composantes de la société civile.
La Tunisie négocie, aujourd’hui, un grand virage de son histoire récente. Un virage dangereux et qui nécessite beaucoup de bon sens et de clairvoyance de la part des nouveaux gouvernants. Au provisoire doit succéder la stabilité et à l’incertitude, l’assurance. Le pays nous interpelle tous, de quelque bord que nous soyons et quelle que soit notre vision, voire notre empathie et nos détestations, ce qui nous unit est plus fort de ce qui nous différencie, c’est d’appartenir tous à cette mère patrie qui est la Tunisie et unis derrière son drapeau.
B.O.