
Les positions prises par Hechmi Hamdi, leader du courant « Al Mahaba » (ex Al Aridha) concernant les événements en Egypte ont amené certains leaders du parti Ennahdha, dont particulièrement Ajmi Ourimi, à réfléchir depuis quelques semaines à réviser leur position vis-à-vis de ce politicien controversé.
Entretemps, Hamdi a soutenu de toutes ses forces la légitimité en Tunisie et a dénoncé les tentatives de renversement du régime.
Il a même lancé des initiatives pour la constitution d’un front démocratique pour la défense de la légitimité et l’état civil.
Heureux de ce précieux soutien « tombé du ciel », vu la capacité du propriétaire de la chaîne « Al Mustakella » à manipuler les foules surtout parmi les citoyens de certains gouvernorats « chauds » (Sidi-Bouzid Gafsa, Gabés, Médenine et Tozeur), les membres d’Ennahdha qui ne cessent d’appeler à réviser la position du parti vis-à-vis de Hamdi ont semble-t-il fini par convaincre les leaders du parti à se réconcilier avec lui.
Selon certaines sources, après s’être longuement entretenu avec de nombreux dirigeants d’Ennahdha, Hamdi s’est finalement réconcilié avec Rached Gannouchi à l’occasion de l’Aïd El Fitr.
Islamiste depuis son adolescence, Hechmi Hamdi a fait partie du mouvement Ennahdha jusqu’à sa démission en 1992.
Accusé depuis d’être devenu un allié du président déchu, Zine el-Abidine, certains Nahdhaouis ont longtemps reproché à Hamdi de s’être servi de leur cause pour se rapprocher de l’ancien régime.
Mais les choses ont changé de nouveau avec ce probable retour de Hamdi dans les rangs Nahdhaouis ou cette éventuelle nouvelle alliance avec eux.
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