
Jamais dans l’histoire du football tunisien, son environnement n’a aussi envenimé et sa gestion n’a été aussi calamiteuse. Cette situation catastrophique est due à beaucoup de facteurs dont particulièrement la faiblesse manifeste de l’actuel bureau fédéral et les dérapages des pseudos responsables des clubs, qui bénéficient désormais d’une impunité incroyable quels que soient leurs dépassements.
Ce qui explique d’ailleurs le renouvellement à chaque fin de saison des scènes de violence et de banditisme ; même dans les stades de la ligue 1 de football, où l'on n’hésite plus à user de la force et des menaces pour arriver à gagner des matchs !!
Pour arriver à leurs fins, les « bandits de dirigeants» choisissent une technique purement tunisienne basée sur les étapes suivantes :
-Exclure les médias et leur interdire d’accéder à leurs stades lors des matchs que leurs équipes jouent à domicile, en se basant sur n’importe quel prétexte bidon.
-Terroriser les adversaires et les arbitres loin des yeux des journalistes.
-User de la complicité des autorités régionales qui les couvrent.
-Se servir de la passivité incroyable de la Fédération incapable de prendre n’importe quelle mesure.
-Gagner sous la menace et par la violence face à des adversaires voués à leur triste sort et qui n’ont qu’un rêve : quitter l’enfer des stades de la honte pour rentrer sain et sauf aux leurs.
Ce scénario créé par les dirigeants de l’AS Gabés lors de fameux matchs de leurs équipes face à l’ASM et au CSHL en 2011, a été repris par la suite par les Gafsiens, et les Gabésiens lors de la saison dernière, puis par les Etoilistes cette saison face à l’OB.
Avant d’être reproduit dans son pire scénario, le dimanche 6 avril 2014 à Gafsa, lorsque certains supporters locaux ont empêché tous les journalistes d’accéder au stade pour faire vivre l’enfer aux Gabésiens( victimes cette fois-ci).
Bien sûr, à chaque occasion qu’elles ont usé de ce scénario scandaleux, les équipes locales ont toujours gagné, arrivant de la sorte à leurs fins par la force.
Ce qui fausse bien sûr les résultats et l’issue d’un championnat qui a perdu toute sa crédibilité, surtout face à la passivité d’une fédération dépassée et qui ne peut pas prendre de mesures.
C’est pour cela qu’il est grand temps pour ce Wadï El Jarry et sa clique de démissionner et de laisser leurs places à de vrais responsables capables de prendre des décisions pour sauver le football tunisien.
Le ministère des Sports, les forces de l’ordre et les responsables régionaux sont eux aussi appelés à prendre le taureau par les cornes et à se bouger rapidement avant qu’il ne soit vraiment trop tard.
A bon entendeur !
Kais Ben Mrad