C’est en raison d’une altercation entre un chômeur qui n’a que faire de ses journées creuses et un jeune homme de sa propre cité, du côté d’Ezzahrouni, que ce dernier perdit la jambe, son médecin traitant ayant décidé de lui amputer la jambe afin de le sauver.
Les faits tels que cités dans le procès verbal dressé par les auxiliaires de la justice, indiquent que le coupable avait accosté ce jour-là sa victime pour quémander juste «cinq cents millimes», mais celle-ci le congédia, le traitant de tous les noms car ce clochard n’était pas à sa première offense envers tous ceux qui lui refusaient sa quête.
Une altercation s’en était suivie alors et la victime lui donnera une véritable correction.
Touché dans son «amour-propre», le coupable alla demander du renfort, quelques jours plus tard, et guetter son ennemi devant chez lui. Et dès que le jeune homme mit les pieds dehors, les trois lascars s’attaquèrent à lui, le rouant de coups, le coupable tirant quant un lui un couteau qu’il planta dans la cuisse de sa victime, lui provoquant une profonde et grave blessure.
Transporté d’urgence dans un hôpital de Tunis, le blessé fut soumis à une opération chirurgicale durant laquelle, et devant la situation délicate de ce dernier, le chirurgien décida de lui amputer la jambe.
Traduit devant la justice et avouant son forfait, l’inculpé écopa de cinq ans de prison ferme et à un dédommagement de la victime dont la valeur sera fixé ultérieurement par une commission spécialisée.
J. B. A.
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