
Dans une interview accordée à la chaine de télévision TWT, Rached Ghannouchi, le président du mouvement Ennahdha a fait un tour d’horizon sur la situation politique du pays avec en point de mire les relations entre Ennahdha et les salafistes.
Durant une heure, Rached Ghannouchi, l’interviewé de TWT, s’est exprimé sur des questions, le plu souvent politiques, mais aussi sécuritaires.
Revenant sur les événements du 14 septembre, le chef d’Ennahdha a d’abord démenti l’existence de pourparlers entre Abou Iyadh et lui concernant l’éventualité d’accorder des dommages aux familles des victimes.
Il a, par ailleurs, démenti tout contact direct avec les salafistes tout en reconnaissant avoir rencontré à une ou deux reprises Abou Iyadh, par le passé.
Selon le président d’Ennahdha, le dialogue est, en effet, important que ce soit avec les salafistes ou tout autre courant, estimant que la solution sécuritaire et la répression ne sont pas des solutions.
Rached Ghannouchi considère qu’à force de criminaliser les salafistes, on les rend plus « forts ».
« Le temps des arrestations en masse est révolu et la criminalisation automatique relève de l’injustice », a-t-il lancé.
Dans un autre chapitre, Ghannouchi n’a pas caché son appréhension vis-à-vis de certains médias et partis qui ne cessent de s’attaquer à Ennahdha. Selon lui, ces médias (sans les citer), menacent la stabilité du pays et sa sécurité.
Opposé à toute confrontation, Ghannouchi a, par ailleurs, considéré qu’avec le temps, la Tunisie ne tardera pas à retrouver la modération qui est la sienne notamment après 25 ans de frustration religieuse et politique.
E.M.
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