
Le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh a rejeté en bloc les propos récents de Lazhar Akremi sur la tentative d’assassinat du président du mouvement « Nidaa Tounes » et ex-premier ministre, Béji Caïd Essebsi.
Lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale Constituante (ANC) tenue, jeudi 20 septembre, M. Laârayadh a affirmé que ces propos visent à « semer le désordre » et ne sont qu’un « pétard mouillé ».
Le ministre de l’Intérieur a appelé M. Akremi à « restituer ce qu’il a pris du ministère, lorsqu’il occupait le poste de secrétaire d’Etat chargé de la Réforme au ministère de l’Intérieur, avant que la loi ne soit appliquée à son encontre », a-t-il rétorqué en des termes qui prêtent à équivoque.
Certains constituants ont estimé que les propos du ministre de l’Intérieur concernent l’arme personnelle de Lazhar Akremi, en sa qualité d’ancien haut responsable au département.
D’autres ont évoqué l’hypothèse de « documents » sur « les pratiques des services de sécurité sous l’ancien régime ».
Des Constituants ont, pour leur part, jugé « inopportun » l’évocation de cette affaire à l’heure actuelle, appelant le ministère de l’Intérieur à demeurer neutre et à rester à l’écart des tiraillements politiques.
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