
La protection de la religion et le traitement avec le courant salafiste ont été les principaux sujets abordés, jeudi 11 octobre, lors d’une rencontre, tenue au palais de Carthage, entre le président de la République provisoire Moncef Marzouki et certains leaders du courant salafiste.
A l’issue de cette rencontre, Khamis Mejri, un des participants, a déclaré que l’entretien avait permis de souligner « le rôle de l’Etat dans la protection de la religion contre toute attaque qui la prend pour cible, et dans la préservation des mosquées. »
Il a ajouté avoir transmis au président de la République la position des salafistes vis-à-vis de ses discours qu’il a qualifiés d' »impulsifs ».
M. Mejri a dénoncé « une campagne médiatique sauvage contre les salafistes », exprimant son étonnement face à la l’activation de la loi anti-terrorisme. « La torture, l’écoute et les agressions perdurent encore », a-t-il dit.
Il a mis l’accent sur le droit des femmes à porter le niqab (voile intégral), et le droit des étudiants à accomplir la prière dans l’enceinte de l’université.

« Les salafistes ne représentent pas un groupe religieux », a-t-il déclaré, « mais sont des Tunisiens qui ont pris la responsabilité de développer la spiritualité et les valeurs des citoyens. »
Il a formé le vœu de voir les promesses faite par le président se transformer en actes, s’agissant notamment de l’abrogation de la loi anti-terrorisme et de la consécration de l’égalité entre tous les Tunisiens sans distinction aucune.
A noter que Khamis Mejri, très connu dans les milieux nahdhaouis, a fait part de son refus, aux différents médias, d’être apparenté au courant salafiste.
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