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Le syndrome de la violence menace l’unité de la Tunisie

29 novembre 2013
in Chroniques
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On s’attendait depuis longtemps à ce scénario catastrophe et les ingrédients d’une tragédie humaine et politique sont désormais réunis pour que l’ogre de la violence s’installe en Tunisie sous ses formes les plus atroces et les plus cruelles.

Loin des amalgames et de toute récupération partisane, rien ne justifie l’incitation à la haine et à la violence, l’intimidation, la terreur et si je dénonce avec force et rigueur l’horreur des propos de Larbi Guesmi, leader d’Ennahdha postés sue sa page Facebook , appelant à l’usage de la force et incitant  à la haine, je condamne tout autant les propos irresponsable de la journaliste Marwa Dhiab apparentée Frontistee qui fait via son statut l’apologie de la violence contre les Islamistes, justifie le saccage et les incendies des locaux d’Ennahdha à Gafsa et n’hésite pas à appeler à bruler les « Nahdhaouis » s’il le faut !

Nonobstant l’appartenance politique de la victime ou les motivations de l’agresseur, les appels à la violence, les attaques de locaux, les incendies et les incitations à la haine sont cruelles, insupportables,  injustifiables et condamnables et il est inadmissible et honteux de constater la passivité des partis politiques face à cette flambée de violence qui risque de devenir incontrôlable.

Tous les Partis politiques et associations de la vie civile doivent s’opposer unanimement à cette violence qui, tel un cancer, risque de gangrener toute la société tunisienne. La violence est l’ogre qui menace toute transition démocratique car l’agression provoque la riposte et la riposte appelle à la vengeance et la vengeance incite à l’irréparable.

Loin de toute émotion, le combat politique est vital et nécessaire mais il appartient à cette élite politique avec toutes ses composantes de garder raison et de se rappeler que seuls les  combats d’idées et de programmes sont salutaires. Aucune idéologie, conviction ou revendication ne peuvent servir d’alibi ou de prétexte pour justifier la violence et la haine. Ils doivent  se prémunir contre ce fléau dévastateur et condamner unanimement toute attaque contre les locaux des partis, tous les appels à la haine, toutes les incitations à la haine et à la partition.

A l’heure de ce fameux dialogue national qui s’éternise, tous les Partis politiques, les élus de l’ANC et la société civile doivent s’unir pour mener ensemble cette guerre de survie contre la violence, la brutalité et les atrocités indépendamment de   l’auteur ou de la victime car la passivité et l’impunité sont au bénéfice de ces minorités violentes , mèneront inéluctablement  à l’anarchie  et conduiront à une Tunisie sans ETAT.

Sans tomber dans la surenchère politicienne ou  la théorie du complot qui justifie tout acte de violence par une conspiration malveillante, le fil qui sépare la rivalité politique des idées de l’affrontement physique commence à se tordre et à hypothéquer l’unité du peuple tunisien.

Nul ne peut s’accommoder de cette violence initiée au début  par les Ligues de Protection de la Révolution qui agissent en toute impunité , relayée ensuite par des groupes d’autodéfense constitués de bad boys pour protéger les réunions des Partis et des sous-traitants de la violence alléchés par l’argent sale pour terroriser les adversaires et orchestrée enfin par des postures extrémistes et  des discours haineux de certains leaders politiques et des acteurs de la  société civile.

Jalel JEDDI

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