
Le premier réseau de téléphonie mobile en Afrique a été lancé en Tunisie en 1985. Cette année, on célèbre le 25ème anniversaire de cette
technologie dans ce continent toujours connu pou être le dernier de la classe. Mais au risque de vous surprendre, les pays africains sont les marchés du futur !
Actuellement, et avec 506 millions, l’Afrique vient de dépasser la barre du demi-milliard d’abonnés de téléphonie mobile. Personne ne serait ainsi surpris si les toutes dernières innovations dans les communications mobiles viendraient du Continent.
Au troisième trimestre 2010, l’Afrique détient 10% des abonnés en téléphonie mobile à travers la planète, devenant ainsi un marché important qui, de surcroit, connaît un taux de croissance exponentiel de l’ordre de 18% entre le mois de septembre 2009 et le même mois de 2010.
Même si les segments des télécommunications ne sont pas très développés, le secteur des communications mobiles, ainsi que la branche de paiement par mobile, ont le vent en poupe, et les perspectives semblent être énormes » explique Thecla Mbongue, analyste chez Informa Telecoms & Media.
« En 2015, il va y avoir quelque 265 millions d’abonnés en accès internet via téléphone mobile en Afrique. Une énorme croissance par rapport aux chiffres actuels où ces abonnés ne sont que de 12 millions. Ils représenteront 31,5% du total des 842 millions d’abonnés mobile que le continent devra avoir dans les cinq prochaines années », selon des prévisions élaborées par le même Informa Telecoms & Media. Il va y avoir près de 360 millions d’usagers de service de paiement mobile à travers le contient vers 2014, précise encore Mbongue.
La révolution de la téléphonie mobile qui a frappé ici et là au continent africain, a rendu le « portable » couramment disponible, mais ceci n’empêche l’existence de certains marchés substantiels qui demeurent encore sous- développés, notamment dans les zones rurales où le taux de pénétration de la téléphonie mobile ne dépasse pas, dans la majorité des cas, les 10%.
L’installation d’une série de câbles sous-marins sur les côtes est et ouest africains, sur les derniers 18 mois a donné au continent un bon niveau de connectivité internationale pour la première fois, ce qui en a résulté l’expansion des services informatiques. Cependant, le taux de connexion dans les foyers africains n’a pas dépassé les 2.5% au premier trimestre de 2010, ce qui veut dire que cette connexion a l’un des plus longs chemins à se faire si elle ambitionne d’emboiter le pas à la connexion mobile, qui a réussi à se frayer un chemin à travers l’Afrique.
Les clés de réussite de la connexion mobile en Afrique
L’année passée a connu un grand changement au niveau des clés de succès du marché du mobile en Afrique, notamment avec la vente de Zain Africa, l’un des géants opérateurs au niveau du continent avec ses 15 opérations, à l’indien Bhari Airtel. Airtel, qui devrait se lancer prochainement, est attendu à introduire des éléments de son modèle d’opération indien, y compris l’usage massif de l’externalisation comme méthode de maximisation de l’efficience. Airtel, s’apprête surtout à installer de nouveaux réseaux suivant un schéma d’expansion en Afrique.
Le Nigeria, pays le plus peuplé du Continent, est aussi le plus grand marché de téléphonie mobile en Afrique, avec 16% des abonnés. L’Egypte et l’Afrique du Sud suivent. Le Nigéria, l’Egypte, le Maroc, la Tanzanie et le Zimbabwe ont, ensemble, compté 48% des 54 millions nouveaux abonnés enregistrés sur le Continent sur les neuf premiers mois, jusqu’au mois de septembre, de l’année en cours.
Sur les cinq prochaines années, les taux de croissance les plus importants au niveau des taux d’abonnements seront attendus en Afrique Centrale et en Afrique de l’ouest. Il s’agit de nouveaux marchés tels que celui de l’Ethiopie, la RD Congo, l’Erétrie et Madagascar, des pays où le taux de croissance des nouveaux abonnements est attendu à être de 100%, à l’horizon 2015.
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