S’exprimant au terme de sa rencontre avec le Premier ministre du gouvernement de transition Béji Caïd Essebsi, M. Robert Badinter, ancien
président du Conseil Constitutionnel français et ministre de la Justice sous François Mitterrand, a indiqué que la transition n’est pas le moment où on prend les décisions qui engagent l’avenir du pays, c’est le moment où on les prépare, la période de travail préliminaire durant laquelle on doit fixer toutes les hypothèses.
« Avant que la Constituante n’arrive, il est nécessaire que les problèmes aient déjà été posés, discutés, et non pas résolus », a-t-il nuancé, précisant que « la réponse viendra par la suite avec l’assemblée élue qui aura la légitimité du peuple ».
La transition doit ainsi servir à la préparation d’élections libres, à la confrontation des opinions avec l’assurance de la liberté de communication, et à permettre la participation de chacun, a-t-il conclu.
M. Badinter, qui avait eu l’occasion d’intervenir dans les nouvelles démocraties en Europe de l’Est, dans les Balkans ou encore en Afrique du Sud, a estimé, à ce propos, que « Ce n’est pas aux amis étrangers de se substituer aux tunisiens, leur destin est entre leurs mains (…) l’expert ou le conseil étranger doit être très modeste ».
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