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Internet et les chaînes tunisiennes banalisent la «Zatla»

9 mars 2012
in Chroniques
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Nos chaînes de télévision sont-elles en train de tomber très bas ? Si ce n’est pas le cas, ça y ressemble ! Sinon comment expliquer tous ces

dérapages, ce manque criard de responsabilité et de déontologie, ce déficit étonnant de professionnalisme…et tutti quanti. Il y a quelque temps, sur Watanya 2, nous avons été stupéfaits, pour ne pas dire profondément choqués, de constater à quel point la tendance à la banalisation de la drogue douce (zatla) est devenue monnaie courante.

Dans la variété du samedi « Hkayet Tounssia » le chanteur Mounir Troudi n’a pas hésité à proposer la dépénalisation des drogues légères, allant jusqu’à demander la libération des artistes impliqués dans des affaires de drogues. Et cela sans que l’animatrice Faten Oueslati ne bronche pour le recadrer.

La chaîne Ettounissia est allée plus loin en présentant un sketch humoristique dont l’auteur n’a pas eu froid aux yeux à demander aux autorités de considérer cette drogue comme licite.

Sans compter ces rappeurs qui ne cessent de véhiculer sur le Net, et à travers des clips tapageurs, des slogans en hommage aux stup. C’est le cas du duo Klay BBJ & Hamzaoui Med Amines, qui évoque clairement le hasch. Le passage  «jibouli  blaqa n’hebb Zakataka» a marqué les esprits, en faisant explicitement référence à la zatla, c’est-à-dire la résine de cannabis. Un autre jeune rappeur tunisien, Buffalouti, clamera carrément haut et fort, « Legalize it ». Les clips des chansons « Sayeb elaab » et « Smoke Marijuana » sont allés dans le même sens.

Sur Facebook, une page est clairement dédiée à la dépénalisation du cannabis. Pourtant, n’en déplaisent à ces rappeurs, la consommation de la drogue  est un crime non seulement en Tunisie, mais dans la majorité des pays du monde.

Si certaines drogues, dites douces, (à l’instar du cannabis) sont utilisées en toute légalité dans le milieu hospitalier dans certains pays (Canada, Australie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Espagne et 14 Etats américains), il n’en demeure pas moins qu’il reste un produit proscrit et nocif. La fumée de haschich par exemple est 4 à 5 fois plus cancérigène que celle du tabac et sa consommation peut même provoquer des dépressions et même des formes sévères de schizophrénie.

Ce qui fait que son interdiction est plus que légitime pour protéger nos jeunes. Reste que les peines pourraient éventuellement être discutées.

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