« La famille du président déchu Ben Ali accaparait plus de 21% des bénéfices que le secteur privé réalisait dans le pays, et ce, à fin 2010. » C’est en tout cas la conclusion rendue par une étude publiée par la Banque Mondiale, intitulée « All in Family, State Capture in Tunisia ». Elaborée par Bob Rijkers chercheur au Département de la recherche de la Banque mondiale, Antonio Nucifora, économiste principal pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ainsi que Caroline Freund chercheur à l’Institut Peterson pour l’économie internationale, l’étude en question a été faite grâce aux données de 220 entreprises ayant eu un lien avec Ben Ali et que la commission de confiscation a recensées.
L’étude a montré que les proches du clan de Ben Ali s’engageaient dans des secteurs économiques « lucratifs ». L’accès à ces secteurs était « protégé par un système d’autorisations préalables ainsi que le recours aux pouvoirs exécutifs et ce à des fins de modification de la législation au profit du régime de Ben Ali, débouchant ainsi sur un système de capitalisme de copinage. » précise l’étude la BM.
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