Lors du débat consacré à l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebssi, diffusé par la chaîne Nessma, l’ex-ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur
chargé des réformes, Lazhar Akremi, a fustigé les imams qui utilisent les mosquées à des fins politiques.
Il les a blâmés parce que, selon ses dires, « aucun parmi eux n’a critiqué lors du prêche du vendredi, le crime commis par le salafiste qui a enlevé le drapeau national et l’a remplacé par le drapeau de son mouvement.»
Etant une information erronée, puisque de nombreux imams ont sévèrement condamné vendredi dernier ce crime, la déclaration de Lazhar Akremi a représenté une aubaine pour ses détracteurs parmi les islamistes et les sympathisants du parti Ennahdha, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des attaques malintentionnées de sa part, entrant dans le cadre d’une campagne de manipulation tendant à salir leur mouvement.
Les détracteurs de Akremi ont saisi cette occasion pour rappeler que ce dernier a déjà accusé, sans preuves, des Nahdhaouis d’avoir saboté la tenue de sa réunion à Béja, en le traitant carrément de menteur, et en traitant certains médias, qui lui donnent l’occasion de les accuser de parti-pris et de manipulateurs.
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