
Un peu plus de 17% seulement de la population tunisienne dont l’âge varie entre six ans et plus ont affirmé avoirpratiqué une activité sportive durant les douze derniers mois .
C’est là le principal constat qui se dégage de l’enquête de terrain sur « les activités physiques et sportives des tunisiens » dont les résultats ont été présentés, récemment par M. Samir Laâbidi, ministre de la jeunesse, du sport et de l’éducation physique.
Cette enquête de terrain élaborée en collaboration avec l’Institut National des Statistiques (INS) outre le concours d’une commission de spécialistes en sociologie du sport dans le but de connaître le pourcentage de tunisiens qui pratiquent une activité sportive et physique, savoir le genre d’exercices physiques auxquels s’adonnent les tunisiens ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont pratiqués et enfin déterminer les difficultés et les obstacles qui entraveraient la pratique d’une activité sportive régulière.
S’agissant de l’échantillon mobilisé pour l’enquête, M. Samir Laâbidi a fait savoir, que l’INS s’est attachée à définir un échantillon d’étude constitué de 300 unités comprenant chacune 25 familles. Au total, l’échantillon donnerait 7500 familles composées de 30 mille individus, représentant l’ensemble du territoire national et tenant compte des spécificités démographique, géographique et économique.
Pour revenir aux résultats de l’enquête, il y a lieu de relevé que face aux 17,2% des tunisiens qui pratiquent régulièrement une activité sportive et physique, environ 82% de la population affirment ne s’adonner à aucune activité sportive.
L’enquête relève par ailleurs que les hommes se trouvent être plus nombreux à pratiquer du sport que les femmes.
D’autres variables sont également prises en considération comme l’âge, la région d’origine et le niveau d’instruction. Sur cette base, l’étude a démontré que les 11-15 ans représentent près de 40% de ceux qui pratiquent le sport régulièrement, que le Sud Ouest renferme à lui seul 28,3% des amateurs de sport hors compétition bien sûr, soit le plus fort taux du territoire et que la pratique du sport décroit au fur et à mesure que l’on avance au niveau de l’enseignement (21,2% en secondaire contre 9,4% au supérieur).
A noter que la pratique du sport varie également selon la filière voire le cursus universitaire suivi et la nature du métier ou du travail que l’on exerce.
Au vu de ces résultats, le ministre de la jeunesse, du sport et de l’éducation physique a annoncé la mise en place d’un plan national de promotion de l’activité sportive hors compétitions.
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