
Face au calvaire des hammam-lifois qui ont souffert ces derniers jours d’une puanteur sans pareil dégagée par la
mer et qui a envahit toutes les demeures et les artères de la ville, les autorités concernées ont finalement pris conscience de la gravité de la pollution de la plage d’Hammam-Lif.
Ainsi durant les derniers jours un collège national de scientifiques présidé par M. Faiez Ayed, gouverneur de Ben Arous, et des autorités locorégionales s’et réuni et a même fait le déplacement, à maintes reprises, sur la plage d’Hammam-Lif pour évaluer la situation et essayer de trouver des solutions à une plage longtemps abandonnée à son sort.
M. Abdallah Mâacha, Directeur Général de l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral(APAL), des représentants de l’Institut National de l’Agronomie (INAT), des émissaires des services de la protection de la santé à l’échelle nationale, une brochette de professeurs universitaires émérites de l’Institut National des Sciences technologiques des Mers (INSTM) ont été très actifs, faisant de nombreux prélèvements de l’eau de mer à différents endroits afin de réaliser les analyses nécessaires.
Selon les premières constations, cette puanteur est due à l’accumulation entre les digues et le littoral d’une algue brune (SOUFA) et à la stagnation des eaux, dégageant classiquement ces odeurs nauséabondes. Selon eux, l’emplacement des archaïques des digues très proches les unes des autres et très proches de la rive seraient à l’origine de ce phénomène.
Face à la grogne des habitants qui n’ont pas hésité à venir déverser leur colère sur les responsables de l’APAL et de l’ONAS, ces deux institutions ont mis en place, toute la logistique idoine dont elles disposent avec l’aide des pelleteuses municipales pour ramasser cette algue brune et la transférer ailleurs au grand soulagement des banlieusards.
Reste que les citoyens furieux souhaiteraient la prise de solutions radicales pour sauver leur plage comme la démolition des digues et la fermeture de toutes les embouchures de l’ONAS, qui déversent selon eux les eaux pluviales et usées en pleine mer.
Espace Manager
Discussion about this post