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5 Conclusions tirées du Rapport Mondial sur la Nutrition

1 juillet 2016
in Communiqués
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Le Rapport Mondial sur la Nutrition de 2016, paru en juin, fait le bilan sur les progrès réalisés dans la lutte contre la malnutrition dans le monde, et révèlent quelques tendances cruciales. Vous trouverez ci-dessous les cinq conclusions principales que nous avons tirées du rapport, et ce que fait le Programme alimentaire mondial à leur sujet.
 
1.De nos jours, la malnutrition touche une personne sur trois
 
La nature de la malnutrition est changeante. Le bilan est alarmiste : le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est très élevé, et ce même chez les plus aisés. Pendant ce temps, le nombre d’enfants en surpoids augmente rapidement dans les pays pauvres. Presque la moitié de tous les pays font aujourd’hui face à ce qu’on appelle le « double fardeau » de la malnutrition, à savoir la combinaison d’un taux élevé de sous-nutrition avec un taux élevé de surpoids.
 
Ces développements sont essentiels pour le PAM ; une agence longtemps associée à la lutte contre la malnutrition. Notre travail doit rester dynamique et pertinent, axé sur la promotion d’une alimentation saine, de l’augmentation de l’accès à des aliments nutritifs, et la prévention de la malnutrition sous toutes ses formes.
 
2.Les données ne nous révèlent pas la totalité de l’histoire
 
Il y un manque majeur de données à exploiter pour déterminer ce qui marche, et ce qui ne marche pas, quelles personnes cibler et comment les atteindre. De nombreux efforts sont déployés afin de réduire la malnutrition à l’échelle mondiale. Cependant, ces données existent mais ne sont pas immédiatement disponibles.
 
Au sein du PAM et des organisations partenaires, nous disposons de profondes connaissances au sujet de la nutrition, en particulier concernant la mise en œuvre des programmes, leur optimisation et leur évaluation. Nous devenons plus méthodiques dans la façon de traiter ces données, recrutant plus de personnel parmi différents pays afin de mieux documenter nos expériences ainsi que les leçons apprises, en les partageants à travers de nouvelles plateformes. Il s’agit notamment d’établir un lien avec les plateformes mondiales au travers de partenaires tels que la Banque Mondiale, l’UNICEF et l’Initiative de Fortification des Aliments, dans l’optique d’améliorer l’accessibilité à ces données, à la fois en interne et en externe.
 
3.Les avantages économiques des investissements en matière de nutrition sont considérables
 
Les enfants qui ne souffrent pas de malnutrition sont en proie à avoir un meilleur QI, un niveau d’éducation plus élevé et de meilleurs salaires, comme le seront leurs propres enfants. Une bonne nutrition est gage de nombreux bénéfices qui améliorent la santé, l’éducation, l’emploi  et l’émancipation des femmes, ainsi que la réduction de la pauvreté et des inégalités.
 
Dès lors, il n’est pas surprenant que pour chaque dollar investi dans les interventions en faveur de la nutrition, le retour économique est de 16 dollars américains. L’équivalent à Wall Street se serait soldé par un afflux des investisseurs.
 
Jusqu’ici, la nutrition souffre d’un manque chronique de financements. Dans beaucoup de pays, les gouvernements n’allouent seulement que 2% des dépenses pour réduire la sous-nutrition.
 
Le PAM travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les aidant à atteindre leurs engagements qui est de mettre fin à la malnutrition d’ici 2030 et de traduire l’engagement politique en budget réel alloué.
 
4.L’extrême pauvreté et la malnutrition sont concentrées dans des contextes d’urgence
 
La pauvreté mondiale et la malnutrition sont de plus en plus concentrées dans des situations fragiles. Un nombre sans précédent de personnes vulnérables ont été déplacées par les crises et le nombre total de réfugiés a atteint un record historique de 19,6 millions.
 
De nombreux réfugiés dépendent largement de l’assistance alimentaire du PAM, mais le manque de fonds oblige ce dernier à couper les rations alimentaires. Les aliments riches en nutriments et fortifiés sont parmi les premiers à être abandonnés à cause de leurs coûts élevés. Dans le cadre des nouveaux Objectifs Mondiaux et de l’attention croissante portée à la nutrition, l’année 2016 donne une excellente occasion d’améliorer la nutrition des réfugiés et des populations déplacées. Le PAM continue de préconiser une quantité de ressources suffisantes afin de faire de la nutrition une priorité.
 
5.Nous savons que le changement est possible et rapide
 
Quelques pays ont fait une grande avancée concernant la lutte contre la malnutrition, et d’autres gouvernements peuvent apprendre de ces derniers. Le taux d’enfants souffrant de retard de croissance au Ghana, par exemple, a diminué de moitié en seulement onze ans. Le Brésil, un pays modèle dans le domaine de la lutte contre la malnutrition mené par le gouvernement, a atteint des résultats tout aussi impressionnants.
 
Le PAM contribue à faciliter la coopération entre les gouvernements de manière à ce qu’ils puissent apprendre des succès des uns et des autres. Par exemple, durant l’année passée, le Centre of Excellence Against Hunger, dirigé conjointement par le PAM et le gouvernement brésilien, a convenu avec le Ghana, le Libéria, l’Ethiopie et le Kenya de visiter le Brésil et d’apprendre de l’expérience de celui-ci, aidant ainsi ces pays à développer leurs propres politiques et programmes en matière de nutrition.
 
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