La section tunisienne d’Amnesty International (AI) a rejeté, vendredi, toute éventualité d’extradition vers la Libye de l’ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi.
S’exprimant, vendredi, lors d’une conférence de presse, la présidente de la section tunisienne d’AI Sondes Garbouj, a opposé un refus catégorique à l’extradition de l’ancien responsable libyen aux autorités libyennes en l’absence des conditions d’un procès équitable et au regard des risques de torture et d’exécution auxquels il est exposé.
Elle a appelé les autorités tunisiennes et notamment les ministères de la Justice et des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle à se conformer à la Convention contre la torture ratifiée par la Tunisie en 1988.
De son côté, Mme Radhia Nasraoui, présidente de l’Association de lutte contre la torture en Tunisie, s’est dite confiante que « le président de la République provisoire Moncef Marzouki n’allait pas accepter d’extrader Al- Baghdadi Al-mahmoudi vers la Libye », estimant que « les traditions tunisiennes ne permettaient pas de remettre une personne qui a trouvé refuge en Tunisie ».
Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) Abdessatar Ben Moussa a opposé un refus catégorique à l’extradition d’une personne vers un pays « qui ne s’oppose pas à la peine de mort ».
Dans un communiqué rendu public vendredi, la section tunisienne d’AI a appelé les autorités tunisiennes à enquêter sur les accusations qui pèsent contre Al-Mahmoudi l’inculpant d’avoir commis de graves violations.
Le président de la République avait réaffirmé lors de sa visite en Libye que la condition sine qua non de remettre l’ex-Premier ministre libyen aux autorités de son pays était de lui garantir un procès équitable et d’instaurer une justice transitionnelle préservant son intégrité physique.
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