La Société Générale a révélé avoir été victime d’une fraude au sein de son activité de courtage, qui s’élève à 4,9 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 2 milliards de dépréciations liées à la crise des créditsMalgré ces pertes colossales, la banque, qui publiera ses résultats définitifs le 21 février, a annoncé que son bénéfice net sera positif en 2007, estimé entre 600 et 800 millions d’euros. Mais la chute est spectaculaire par rapport au résultat net de 2006, qui s’élevait à 5,221 milliards.
Pour faire face à cette situation, la Société Générale a indiqué qu’elle allait procéder dans les semaines qui viennent à une augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros.
un simple trader peut-il conduire à une perte de 5 milliards ?
L’affaire n’est pas sans rappeler l’affaire Barings, la plus prestigieuse banque britannique qui fut contrainte de mettre la clé sous la porte en 1995.
Sauf que le jeune trader britannique en charge des transactions pour l’ordre des clients de la banque, était également responsable du back office ce qui lui laissait une grande marge de manœuvre dans le sens où il était à la fois le donneur d’ordre et le contrôleur.
Alors que pour le cas de la société générale il existe une séparation entre les organes de direction et de contrôle, autrement, Cinq milliards d’euros de pertes, représentant une position de plusieurs dizaines de milliards d’euros ne peuvent en aucun cas être dissimulés.
Ainsi, certains s’interrogent sur la thèse qu’un trader,seul, arrive à faire tout cela.
Et d’autres penseraient que La Société générale aurait chargé la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché !!
La S.G serait-elle opéable ?
Fragilisée, la Société générale, ne pèse aujourd’hui guère plus de 35 milliards d’euros en terme de capitalisation boursière et devient la cible d’un éventuel rachat par une de ses concurrentes .En cas de poursuite de la chute boursière, la Société Générale pourra faire l’objet d’une reprise par l’un de ses concurrents.
Il faut dire que la chute d’une action attire toujours des prétendants, et de ce côté-là, la Société Générale n’a pas, malgré elle, fait les choses à moitié. Le titre a perdu 37.5% sur les huit derniers mois de 2007, et 20% sur une seule semaine entre le 14 et le 21 janvier. Jeudi, le titre a reculé encore, perdant 4.14% à la clôture alors que la place parisienne a terminé en hausse de 6.01%.