
La banalisation de la bêtise, de la vulgarité, de l’ignorance et de la stupidité est en train de favoriser une épidémie dévastatrice appelée la médiocrité qui pollue un ciel de plus en plus brumeux.
La soudaine reconversion d’insignifiants personnages comme Adel Almi, Reccoba, Imed Deghij Bahri Jelassi en hommes politiques et gardiens de la révolution, la mascarade et le spectacle désolant de certains élus de l’ANC et le populisme nauséabond d’apprentis politiciens comme Imed Daimi, Tarek Kahlaoui sont une humiliation pour le peuple et une insulte contre la République.
Nous avons tous cru, naïvement d’ailleurs, que ces personnages ne sont que des petits caprices d’une révolution avortée, mais nous découvrons que la contagion a allongé le cortège des médiocres qui se pavanent en affichant fièrement inculture, insolence et indécence.
La propagation de ce virus mortel est une expédition punitive contre l’intelligence, la morale, l’intégrité et l’honnêteté. L’imposture a eu raison de la vérité et d’illustres inconnus, ces personnages insignifiants au passé équivoque et compromettant, sont devenus par le caprice de cette fameuse révolution, des messagers, des faiseurs d’opinion et des donneurs de leçons.
La moralité et le bon sens ont pris un gros coup et le peuple paie le prix fort d’une liberté d’expression qui cache en réalité les desseins macabres visant à anéantir une identité et à gommer des pans de notre histoire et de notre civilisation. Comme un tsunami qui rase tout sur son passage, l’épidémie de la médiocrité, si elle se propage, risque d’emporter des générations et d’hypothéquer l’avenir du pays.
Pour les plus optimistes, cette épidémie n’est qu’un nuage passager qui pollue le ciel tunisien mais pour les plus réalistes, le virus de la médiocrité et du populisme de bas étage est rapidement transmissible et pour réduire les contaminations et l’enrayer définitivement, il faut une grande mobilisation des Tunisiennes et Tunisiens libres et indépendants pour procéder à une vraie politique de vaccination préventive et adopter des protocoles thérapeutiques efficaces et infaillibles.
Les Tahar Haddad, Ben Achour et autres grands Oulémas de la Zitouna doivent se retourner dans leurs tombes en entendant ces nouveaux nababs des Fatwas débiter de telles idioties et âneries. C’est un retour vers le passé. Un passé sombre et peu glorieux. Le passé de la décadence où les hommes ne pensaient qu’à la luxure et à s’entretuer.
Incultes, ignares, imposteurs et malades obsessionnels du ventre et du bas ventre, ces nouveaux ayatollahs ont délaissé la noblesse de l’Islam et ses valeurs de pardon, de paix, de savoir, de partage et d’éducation pour faire de la polygamie, de l’excision de petites filles et du droit au mariage à 13 ans les fondamentaux de leur grande imposture.
Alors que le monde est rythmé par le progrès, que les neurones américains, européens, chinois et japonais rivalisent d’inventivité, de science, de médecine, de découverte et de technologie, les neurones de nos nababs et gourous sont rythmés par le sexe, l’imposture, le mensonge et la trahison.
Jalel JEDDI
Discussion about this post