
Comme on l’a annoncé dans de précédents articles, le différend entre le Syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) et le Syndicat de la culture et de la presse relevant de l’UGTT ne cesse de s’amplifier.
L’origine de ce malaise concerne la représentativité dans la fameuse commission de l’octroi de la carte de presse.
En effet, l’article 8 du fameux décret 115 stipule que l’association la plus représentative des journalistes propose 3 noms pour faire partie de la commission d’octroi de la carte de journaliste professionnelle. Et chacun des deux syndicats estime, depuis des mois, qu’il est le plus représentatif des journalistes. Ce qui a impliqué un blocage total de la création de cette commission et privé les journalistes de cartes.
Pour débloquer cette situation, Mehdi Jomâa a présidé, dans la matinée du vendredi 21 février 2014, une réunion avec des représentants de la Présidence de la République, de la Fédération Tunisienne des Directeurs de journaux, du Syndicat National des Journalistes Tunisiens, du Syndicat de la culture et de la presse et du Syndicat tunisien des patrons des médias audio-visuels.
Suite à cette réunion, il a été décidé ce suit :
-Entamer une consultation juridique urgente auprès du tribunal administratif sur l’association la plus représentative des journalistes selon l’article 8 du décret 115, dont toutes les parties s’engagent à appliquer la décision.
-Poursuivre l’octroi des cartes de presse des journalistes pour l’année 2013 selon les procédures mentionnées dans le procès-verbal du 27 décembre 2013.
Dans l’impossibilité de trouver un compromis au plus tard le 31 mars 2014, une réunion aura lieu début avril 2014, en présence de toutes les parties concernées pour trouver un compromis et débloquer la situation des journalistes.
Cheker Berhima
Discussion about this post