
Le 7 Février 2014, s’est tenue à l’École Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologies (ESPRIT) la réunion de lancement de l’étude de faisabilité d’un dispositif de financement des études d’ingénieur à Esprit de jeunes issus de familles à revenus modestes. Confiée à Ernst & Young Tunisie à qui la lettre de mission a été remise, l’étude – qui définira aussi les contours de l’entité juridique à créer – est partiellement financée par Proparco, filiale de l’Agence française de développement qui a rejoint le groupe des actionnaires d’Esprit en 2012.
Depuis sa création en 2003, Esprit a toujours eu le souci d’allier l’indispensable viabilité économique à l’inclusion sociale, tout en offrant des formations de qualité assurant une forte employabilité à ses diplômés. C’est ainsi que les droits de scolarité pratiqués par l’école sont parmi les plus bas, sinon les plus bas, du marché des formations d’ingénieurs privées.C’est ainsi que l’école offre à ses étudiants des bourses, fondées sur le mérite ou les conditions sociales, sous forme d’exonération totale ou partielle des droits de scolarité. Au cours de l’année 2012-2013, ces bourses ont bénéficié à 284 étudiants, et le montant total des exonérations a atteint 11% du résultat d’exploitation de l’école.
Ce dispositif reste toutefois limité par la contrainte de viabilité économique, et ils sont en tous cas très en deçà de la volonté des fondateurs d’éliminer toute barrière d’ordre financier à l’admission des étudiants méritants au sein d’Esprit. Le financement de leurs études ne devrait obéir à aucune autre condition que l’admission au concours d’entrée, et ne nécessiter aucune autre garantie que leur talent et l’employabilité que leur apporte la formation qu’ils y auront acquise.
Les succès rencontrés par Esprit et l’arrivée de Proparco en son sein ont permis de remettre cette question à l’ordre du jour. La mise en place d’un dispositif pérenne et innovant pourra éventuellement inspirer les modalités de financement des études au sein d’autres institutions de l’enseignement supérieur privé, notamment celles qui assurent un taux d’employabilité élevé à leurs diplômés.
Photo: (De gauche à droite : Naceur Ammar, Mohamed Jaoua, Tahar Ben Lakhdar, Souhaïl Oueslati, Mehdi Ben Saïd, Aschraf Damergi, Mounir Ghazali)
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