
Au moment ou Nidaa Tounes se dit plus que jamais attaché à la réussite du dialogue national et à la feuille de route établi par le quartet, son dirigeant Hafedh Caïed Essebssi a surpris les observateurs par sa position dans la quelle il appelé à dissoudre l’ANC, à remplacer les trois Présidents et à créer un gouvernement de salut national.
Bien que certains, comme le dirigeant d’Al Joumhouri Issam Chebbi, ont considéré que cet avis personnel de Hafedh Caïed Essebssi n’engage pas son parti, d’autres ont estimé que cet avis d’un haut cadre du parti présage d’un changement de position de Nidaa Tounes, lors de la prochaine étape.Voici par ailleurs l’article, dans son intégralité, qui a été posté par Hafedh Caïed Essebsi sur son compte officiel Facebook dans la journée d’hier :
« Aucun accord n’a jusque là été trouvé sur les deux personnalités en lice pour le poste de chef du gouvernement, à savoir Jalloul Ayed et Chawki Tabib.
A la demande de certains partis politiques, Houssine Abassi, le secrétaire général de l’UGTT a fixé la nouvelle date du Samedi 14 Décembre à 12h, comme date butoir pour annoncer l’échec et l’arrêt définitif du Dialogue National, si aucun consensus ne se produit entre temps.
Il a déclaré néanmoins, que « le quartet » a donné une dernière chance aux partis politiques pour trouver un consensus dans un délai supplémentaire de 10 jours.
Si déjà, trois ou quatre mois de « concertations » n’ont pas abouti à la désignation d’un chef de gouvernement, pourquoi alors accorder un nouveau « sursis » supplémentaire de 10 jours ?
« Le quartet » n’ose pas jeter l’éponge et siffler la fin de la partie par peur de ce qui pourrait arriver peut être dans les prochains jours, mais entre temps un miracle devrait se passer dans les 10 prochains jours pour changer les positions des uns et des autres pour avoir le consensus… !
Ce nouveau sursis conditionnel ne fera en réalité que nous retarder de nouveau et empirer d’avantage la situation, sans plus…
Aujourd’hui, la seule certitude visible « à l’œil nu », est que le pays s’oriente vers la ruine…
Cette fois, de nouveau la Tunisie est dans une situation d’incertitude face à son destin, ou rien ne laisse présager une sortie de la crise politique et du blocage…
Rappelons que quel que soit le nom du futur PM indépendant, il ne sera là en principe que pour un maximum de 8 à 12 mois dans le meilleur des cas, et que quel que soit sa compétence, il ne règlera aucun problème, tant que les revendications sociales ne seront pas satisfaites, l’explosion sociale ne peut qu’être inéluctable…Surtout que le soutien des partis dont il va bénéficier ne sera que « très fragile et virtuel »…
A mon sens, il serait plus opportun de mettre fin immédiatement à l’actuel processus qui avait suscité plusieurs espoirs, et d’établir un nouveau processus de remplacement pour sortir la Tunisie de cette interminable crise politique et la « crise de confiance » qui paralyse le pays …
Mais face à cette situation, quelles alternatives ?
L’unique alternative à mon sens, au risque de rabâcher de façon lassante encore une fois, est une nouvelle instance pour remplacer le gouvernement, la présidence et l’ANC, qui sont, rappelons le, la cause de tous nos maux : « La présidence, le gouvernement et l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), devront être remplacés par une Haute instance de salut national. Qui aura pour mission de former un gouvernement de salut national et d’assurer entre temps la gestion du pays…Etc…»… »
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