
La justice belge a ordonné cette semaine la remise en liberté de l’homme d’affaires tunisien Alaya Chekili, un patron de restaurants bruxellois au parcours judiciaire sulfureux.
Tenu pour Roi de l’Îlot sacré depuis le décès de son compagnon Denis-Adrien Debouverie, Alaya Chekili était détenu depuis l’été dernier pour organisation criminelle et tentative d’extorsion en bande avec menaces, des faits qu’il nie.
Pour Me Daniel Spreutels, avocat d’Alaya Chekili, son client est soupçonné d’avoir chargé un intermédiaire de menacer le gérant d’un établissement hôtelier bruxellois pour l’obliger à céder ses parts.
L’incident a réellement eu lieu mais Chekili soutient que ce n’est pas à sa demande.Me Spreutels ajoute que non seulement son client nie, mais qu’entre-temps un accord est intervenu entre avocats commercialistes concernant les parts du dit établissement.
S’il est remis en liberté, Alaya Chekili reste inculpé et risque plusieurs années de prison. Selon le rapport judiciaire, le restaurateur de l’Îlot sacré actuellement en liberté offrait des Mercedes et Range Rover à son avocat tunisien, sur les comptes de ses sociétés.Qu’il s’est offert une Bentley de la même façon et que celle-ci en panne en Tunisie a été rapatriée et réparée aux frais des restaurants.
Chekili offrait des séjours all in et vols compris en Tunisie à des amis journalistes. L’Office du tourisme à Bruxelles et le consulat de Tunisie ou du personnel bénéficiaient de ses largesses sous l’époque de Ben Ali.
Ben Ali réélu à Tunis, Chekili ne manque pas de fêter cela dans l’Îlot sacré : 85 invités à ses frais ou plutôt de ses sociétés. Il sponsorise une équipe de volley à Kelibia : il est partout.
Selon plusieurs tunisiens de Belgique il était chargé de surveiller les opposants tunisiens en Belgique. Alaya Chekili est le frère du jazzmen tunisien Faouazi Chekili.
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