
Abdellatif Mekki, membre du parti Ennahdha et membre de la délégation qui a participé aux négociations avec le secrétaire général de la centrale syndicale, a déclaré, aujourd’hui, que l’acceptation par son parti de l’initiative de l’UGTT est, tout juste, une base sur laquelle la classe politique est invitée à engager le débat.
«Il est inadmissible que le dialogue commence par des concessions (dissolution immédiate du gouvernement…), lesquelles doivent faire l’objet d’un arrangement entre les protagonistes.
En clair, la dissolution du gouvernement d’Ali Larayedh n’est pas une question à l’ordre du jour », a-t-il estimé.
Abdellatif Mekki a tenu à souligner que le parti d’Ennahdha est attaché à tenir les élections générales dans les meilleurs délais, et souhaite aussi que les institutions de l’État poursuivent, normalement, leurs activité jusqu’à cette échéance.
Parmi ces institutions, il a cité l’Assemblée nationale constituante (ANC) et la nomination du chef du gouvernement (même après son éventuelle dissolution) par le Président provisoire conformément à la loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics.
Abdellatif Mekki a renvoyé, par ailleurs, la balle à certaines parties qu’il n’a pas voulu nommer, lesquelles font tout pour retarder la tenue des élections à une ou deux années et même à plus. Leur objectif, à ses yeux, est d’affaiblir, d’abord, les fondements de l’État et de dicter, ensuite, leurs conditions.
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