
Sans exonérer Ennahdha et ses alliés d’un échec cuisant et d’une faillite totale tant sur le plan de la communication que sur le plan de la réalisation, force est de constater que l’opposition baigne aussi dans l’inaction se contentant du rôle de destructeur au lieu et place de force de proposition et d’alternative de construction.
Mettre tous les maux du pays, insécurité, instabilité politique, flou institutionnel, crise économique, division et haine ambiante, sur le seul dos d’Ennahda relèverait de la méconnaissance de cette nouvelle pseudo élite politique plus prompte à caresser ses égos, à vénérer ses gourous, à modeler ses positions et à se servir du pays que de construire les fondements d’une nation et de semer les vraies valeurs de démocratie et de patriotisme.
Dénigrer, calomnier, afficher ses désaccords et se prévaloir du monopole de la religion pour les uns et du patriotisme pour les autres ne peut pas constituer une politique durable et fiable.
Et comme l’a si bien témoigné le professeur Kais Said, le point faible et la tragédie de ce pays est dans ses hommes politiques, qu’ils soient au pouvoir ou à l’opposition, qui ont tous échoué dans la gestion de la période transitoire et qui doivent tous disparaître.
Ainsi depuis les élections du 23 Octobre 2011, nos politiciens, gouvernants et opposants, se livrent un combat de coqs sans vainqueurs mais avec un seul vaincu : le peuple.
Un rêve dont le rêve d’une vie meilleure s’est transformé en cauchemar à cause d’une nouvelle caste politique affamée de pouvoir, aigrie et hypocrite.
La dignité tant promise par tous ne s’est avérée qu’un leurre et la démocratie tant chantée une pure chimère.
Ces politiques irresponsables qui veulent nous instaurer une démocratie élastique, une démocratie à la tête du client et une démocratie sur mesure qui ne sert que les intérêts de son propre camp !.
Ainsi le Tunisien a durant de longs mois entendu méduser et estomaquer des propos horribles et des déclarations négationnistes et parfois même dignes d’Apartheid de la part d’apprentis démocrates qui se présentent comme des donneurs de leçons, des porteurs de vertus et des dépositaires du nouvel ordre moral.
L’indigence n’a plus de limites dans nos contrées, la démocratie chez nos politiciens se révèle un gros mensonge et une grande escroquerie et chez les Arabes le gène de la dictature est désormais dans notre ADN.
Ainsi comment qualifier les propos d’un Sadok Chourou ou d’un Habib Ellouze, représentants du peuple, qui cautionnent l’utilisation de la force contre les sit-inneurs, d’un Sahbi Atig qui légitime le sang de tout Tunisien ne reconnaissant pas la légitimité , d’un Sihem Badi qui qualifie les opposants de traitres, d’un Mohamed Abbou qui veut guillotiner ses adversaires ou du Prédicateur Habib Boussarssar qui appelle en plein public et en toute impunité à l’assassinat de Beji Caid Essebsi.
Dans le camp adverse, les exemples versant dans la haine et la divsion ne manquent pas non plus, et c’est ainsi que ceux qui se la jouent des chantres de la démocratie se révèlent être les pires dictateurs appelant à l’élimination pure et simple de leurs adversaires politiques.
Nonobstant leur échec et leur impopularité, rien ne peut justifier les propos d’un Mongy Rahoui qui déclare que la vraie place des barbus est la prison, d’un Adnen Hajji qui appelle à tuer les islamistes, d’un Abdelaziz Belkhoja, éphémère président du parti républicain, qui appelle à isoler les Nahdhaouis et ne plus effectuer aucune transaction commerciale avec eux, d’un Abdelaziz Mzoughi qui les invite à retourner d’où ils venaient, d’un Abdennaser Aouini qui estime que ceux qui voteront Ennahdha ne sont pas des Tunisiens, d’un Hamma Hammami, d’un Tahar Ben Hassine, d’un Jalel Ben Brik, d’un Sghaier Ouled Ahmed qui versent quotidiennement leur haine sur les islamistes et appellent à les déloger même par la force.
Rien ne justifie aussi les déclarations d’un certain Mourad Amdouni du Front Populaire justifiant la boucherie de nos frères égyptiens.
C’est pour cela qu’on ne peut que croiser les doigts et espérer que la Tunisie s’en sorte par miracle et non grâce à ces politiques et élites irresponsables qui ont une drôle de définition et de pratique de la démocratie.
Des élites politiques qui ont démontré si besoin est qu’ils ne valent pas mieux que Ben Ali et son régime, car malgré son oppression, sa répression et ses injustices, le déchu n’a jamais légitimé une extermination, appelé à une politique génocidaire ou à éradiquer l’Islam du pays….
Jalel JEDDI
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