L’opération contre les assaillants de l’université de Garissa, au Kenya, à environ 150 kms de la frontière avec la Somalie, s’est terminée, jeudi soir, dans un bain de sang se soldant par 147 morts et 80 blessés au moins. Le ministre kenyan de l’intérieur fait état de «587 étudiants évacués» du campus, sans préciser si ces étudiants figuraient parmi les otages que les shebab disaient détenir ou s’il s’agissait d’étudiants cachés durant l’attaque contre un groupe de terroristes se revendiquant de l’organisation somalienne des « shebabs »..
Ce bilan qui pourrait augmener au fur des heures, est le plus lourd depuis l’attentat au camion piégé perpétré contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998, revendiqué par la nébuleuse al-Qaïda, à laquelle les shebab sont affiliés.
Depuis que l’armée kényane est entrée en Somalie pour combattre les shebab, en octobre 2011, les islamistes somaliens ont multiplié les attentats au Kenya, jusque dans la capitale Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est. Ils ont entre autres revendiqué une série de raids nocturnes sur des villages de la côte en juin-juillet 2014 (au moins 96 personnes froidement exécutées).