À un peu plus de deux mois du lancement de sa 60ᵉ édition, le Festival international de Carthage semble se diriger, pour la deuxième fois de son histoire, vers une organisation sans directeur.
En effet, depuis la fin du mandat de Kamel Ferjani et de son bureau directeur (2022-2024), aucun successeur n’a été désigné pour prendre les rênes de la plus grande manifestation culturelle du pays. Cette situation a déjà marqué la 59ᵉ édition de l’été 2025, qui s’est déroulée sans direction officielle et a rencontré de nombreuses difficultés organisationnelles.
Au vu des problèmes rencontrés lors de cette précédente édition, de nombreux observateurs s’attendaient à ce que le ministère des Affaires culturelles agisse rapidement afin de corriger le tir en prévision de la 60ᵉ édition.
Une nomination anticipée d’un directeur aurait permis de disposer du temps nécessaire pour préparer cet événement d’envergure, tant au niveau de la programmation artistique que de la recherche de sponsors.
En effet, un festival de cette importance ne peut reposer uniquement sur la subvention du ministère, estimée à trois millions de dinars.
Face à ce flou persistant et aux inquiétudes croissantes des observateurs, du public, ainsi que des partenaires et sponsors habituels, il devient impératif que le ministère des Affaires culturelles sorte de son silence.
Il est attendu qu’il clarifie les raisons de l’absence de nomination d’un directeur et qu’il précise le dispositif mis en place pour assurer la gestion de cette 60ᵉ édition.
N.B.M