La Confédération des Entreprises Citoyennes Tunisiennes (CONECT) a plaidé pour une libéralisation progressive de la réglementation des changes, la considérant comme une condition essentielle à l’amélioration du climat des affaires en Tunisie.
Réuni samedi à Sousse sous la présidence de son président, Aslan Berjeb, le Conseil d’administration de la CONECT a estimé que le code des changes, dans sa version actuelle, constitue le principal frein à l’attraction des investissements et au renforcement de la compétitivité de la destination économique tunisienne.
À cela s’ajoutent une inflation importée qui érode le pouvoir d’achat et la demande intérieure, ainsi que des perturbations des chaînes logistiques accompagnées d’une augmentation des coûts de transport et des matières premières.
Le Conseil a également relevé une dégradation de la trésorerie et de la situation financière des entreprises, dans un contexte marqué par la fragilité du financement bancaire, ainsi qu’une pression accrue sur le budget de l’État via le mécanisme de compensation, ce qui se traduit par une contraction des crédits destinés au secteur privé.

