Dans une intervention radiophonique, ce mercredi 29 avril 2026, l’universitaire et économiste Moez Soussi a dévoilé les grandes lignes des augmentations de salaires attendues pour l’année en cours.
Selon ses analyses, le secteur public devrait bénéficier d’une revalorisation de l’ordre de 4 %, un chiffre calculé en stricte conformité avec les crédits déjà sanctuarisés dans le budget de l’État.
En revanche, le secteur privé pourrait connaître une dynamique légèrement plus favorable avec des hausses oscillant entre 5 % et 6 %.
Cette disparité s’explique, selon l’expert, par une structure de rémunération plus étroitement liée aux indicateurs de productivité et aux paliers de risques spécifiques aux entreprises privées.
Pour absorber le choc financier de ces mesures, le gouvernement a anticipé les besoins dès la conception de la Loi de finances 2026. Une enveloppe de 1 000 millions de dinars a été provisionnée sous la rubrique des « dépenses imprévues ». Ce fonds de réserve est exclusivement destiné à éponger le coût de la révision de la grille salariale sans déséquilibrer davantage les comptes publics.
L’officialisation de ces augmentations pourrait intervenir symboliquement lors de la Fête du Travail, le 1er mai prochain. Une échéance qui s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État de réaffirmer la doctrine sociale de la Tunisie. Les augmentations devraient être assorties d’un effet rétroactif au 1er janvier 2026

