Donald Trump a affirmé que la guerre contre Iran était « terminée ». Pourtant, sur le terrain, les tensions persistent : les menaces continuent, les négociations stagnent et le détroit d’Ormuz reste fermé, maintenant une forte pression géopolitique.
Dans une lettre adressée vendredi aux responsables du Congrès, le président américain a déclaré qu’« il n’y a pas eu d’échange de tirs entre les forces des États-Unis et l’Iran depuis le 7 avril 2026 » et que « les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées ». Cette communication intervient précisément au moment où expirait le délai légal l’obligeant à obtenir l’autorisation du Congrès pour prolonger les opérations militaires et la guerre contre l’Iran.
Cette formulation permet à Donald Trump de contourner, au moins sur le plan politique, l’échéance fixée par le War Powers Act. Ce texte autorise le président à engager les forces armées en cas de menace imminente, mais impose un feu vert du Congrès au-delà de 60 jours. Le conflit avait débuté le 28 février avec des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Un cessez-le-feu sans règlement du conflit
Si le cessez-le-feu a mis fin aux affrontements directs entre forces américaines et iraniennes, il est loin d’avoir résolu la crise. Une première session de pourparlers directs, tenue le 11 avril à Islamabad, n’a débouché sur aucun accord.
Téhéran a transmis jeudi soir une nouvelle proposition au Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans les discussions avec Washington. Mais Donald Trump l’a jugée insuffisante : « Je ne suis pas satisfait par ce qu’ils offrent », a-t-il déclaré vendredi. Il a toutefois ajouté préférer éviter de « pulvériser une fois pour toutes » l’Iran, tout en avertissant qu’une reprise de la guerre contre l’Iran restait « une option ».

