Un site web douteux a été découvert par les équipes d’Espace Manager. Il s’agit de « https://amendesinterieurgov.cc/tn » qui se fait passer pour la plateforme du ministère des Finances tunisien, servant au paiement des amendes routières.
Ce lien est assez similaire à l’adresse correcte (https://amendes.finances.gov.tn/jsp/Amende/cons_amende.jsp), d’où la possibilité de se faire arnaquer facilement.
En cliquant sur le site pirate, on se retrouve sur une interface très similaire à celle du ministère des Finances. On y voit même le logo du ministère et des noms de rubriques. Néanmoins, rien n’est cliquable. On ne peut que saisir le matricule du véhicule.

Par la suite, quelle que soit l’immatriculation présentée, on reçoit toujours face à la même notification. Elle affiche les messages suivants :
- “Plaque identifiée”
- “Des amendes associées à votre plaque ont été trouvées”
- “1 amende en attente”
La page comporte également un bouton “VOIR LES DÉTAILS”.

En appuyant dessus, on est redirigé vers une seconde page affichant des détails assez réalistes et pouvant induire les conducteurs en erreur. Ainsi, on y voit la date de la supposée amende et la date limite de paiement. Cerise sur le gâteau : le site web propose une réduction !
Et oui, désormais, votre amende passe de 776 dinars à seulement 221 dinars. Un subterfuge visant clairement à pousser les internautes à poursuivre la procédure et à se faire arnaquer.

En cliquant sur “Procéder au paiement”, on se retrouve sur une autre page comportant toujours le logo du ministère et assez similaire au site web officiel. Cette étape signifie qu’on arrive enfin aux choses sérieuses. On doit, donc, saisir des informations bancaires sensibles.
Il s’agit de :
- Nom du titulaire de la carte
- Numéro de la carte
- Date d’expiration de la carte
- Code de sécurité à 3 chiffres (CVV)

Le comble de l’ironie est que sur le site, on affiche un numéro dans le cas où on aurait besoin d’aide, et il s’agit du véritable numéro vert mis en place par le ministère des Finances en lien avec les infractions routières.
S.G

