La cérémonie de baptême du navire « GNV Aurora », deuxième unité de la flotte de la compagnie maritime italienne alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL), a été l’occasion pour GNV de rappeler l’importance croissante des liaisons entre l’Europe et l’Afrique du Nord dans sa stratégie de développement.
Avec une flotte de 28 navires, la compagnie exploite 33 lignes dans huit pays, reliant l’Italie (Sardaigne et Sicile), l’Espagne (Îles Baléares), la France, l’Albanie, Malte, le Maroc, la Tunisie et l’Algérie. Toutefois, c’est avec les pays du Maghreb que GNV enregistre la progression la plus significative de son activité.
Les responsables de la compagnie ont ainsi souligné le rôle stratégique de marchés tels que le Maroc, la Tunisie et l’Algérie dans les échanges économiques, touristiques et humains entre les deux rives de la Méditerranée, particulièrement durant la saison estivale, période au cours de laquelle plusieurs millions de voyageurs rejoignent leur pays d’origine entre juin et la mi-septembre.
Lors d’un point de presse accordé aux représentants des médias tunisiens à Tétouan, au Maroc, en marge de la cérémonie de baptême du « GNV Aurora », le directeur général de la compagnie, Matteo Catani, a souligné que la Tunisie constitue un marché stratégique pour GNV, qui transporte chaque année plusieurs centaines de milliers de passagers sur les lignes reliant notre pays à l’Italie.
« GNV est présente sur les liaisons entre la Tunisie et l’Italie depuis plus de vingt ans et nous considérons ce pays comme un marché historique et structurant pour notre développement en Méditerranée. C’est pourquoi nous œuvrons continuellement à améliorer la qualité des services, le confort à bord, la fréquence des traversées et la compétitivité tarifaire afin de répondre aux besoins de la diaspora tunisienne vivant en Europe », a-t-il déclaré.
Le directeur général de GNV a rappelé qu’outre les lignes traditionnelles La Goulette-Gênes et La Goulette-Palerme, la compagnie a récemment renforcé son offre avec une liaison directe entre Tunis et Civitavecchia (Rome), afin de réduire les temps de traversée et d’offrir davantage de flexibilité aux voyageurs.
Concernant les tarifs, Matteo Catani a reconnu l’impact de la hausse des coûts du fioul et du contexte géopolitique. Il a toutefois assuré qu’ils devraient rester globalement stables cet été grâce à l’augmentation des capacités de transport.
Il a également rappelé que les réservations anticipées permettent de bénéficier de réductions pouvant atteindre 40 %, tout en insistant sur le fait que « le ferry reste aujourd’hui le moyen de transport le plus efficient et le plus compétitif ».
S’agissant de l’éventualité de desservir d’autres ports tunisiens, notamment ceux de Sfax et de Zarzis, Matteo Catani a indiqué que ce projet existait effectivement, mais qu’il n’était pas à l’ordre du jour pour le moment. Il a néanmoins réaffirmé que GNV était prête à développer davantage ses activités en Tunisie si les conditions du marché et les infrastructures portuaires le permettaient.

