Le nombre de décès causés par les accidents de la route en Tunisie a augmenté depuis le début de l’année jusqu’à fin mai 2026, et ce malgré une diminution du nombre total d’accidents, a indiqué mardi le chef du bureau de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), le colonel-major, Chamseddine Adouani.
Il a expliqué cette évolution par la hausse de l’indice de gravité des accidents, soulignant que la vitesse constitue, désormais, la principale cause des accidents de la route, avec une augmentation de 100,24% des accidents qui y sont liés.
Dans une déclaration, en marge d’un atelier consacré à l’évaluation de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière (2025-2034), il a fait noter que l’observatoire a mis en place des plans de communication mensuels visant à sensibiliser les usagers au respect des règles de sécurité routière, ainsi que des programmes d’interventions de terrain pour réduire les accidents.
Par ailleurs, Adouani a affirmé que l’observatoire prévoit, à court terme, de réviser plusieurs lois et textes réglementaires, d’avoir recours aux caméras de surveillance comme moyen permettant de constater les infractions routières, d’aménager des espaces dédiés à l’épreuve pratique du permis de conduire afin de limiter leur impact sur la circulation et d’élaborer un cahier des charges pour les motocycles.
Le responsable a précisé que le cahier de charges comprend une série de mesures relatives aux normes techniques requises et à l’organisation des opérations de distribution, de fabrication, de montage, d’importation et de contrôle des motocycles sur le marché local.
Il a ajouté que les normes techniques des casques de protection ont été fixées et que les dispositions du décret gouvernemental n°510 de 2018 relatif au permis de conduire sont appliquées. Ce texte fixe à 16 ans l’âge minimum requis pour conduire certains types de motos et impose le port du casque.

