« Le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nassari, a annoncé qu’un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard afin qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 », a indiqué la télévision publique tunisienne, au lendemain de la lourde défaite des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1), dimanche, lors de leur entrée en lice dans la compétition.
Un premier entraînement dès mardi
Hervé Renard succède donc à Sabri Lamouchi, qu’il avait déjà remplacé en 2014 sur le banc de la Côte d’Ivoire. Sa mission est claire : relancer une sélection tunisienne durement touchée après sa contre-performance face aux Suédois.
Le temps presse toutefois, puisque la prochaine échéance se profile déjà : un match contre le Japon dimanche à 6 heures. Les Japonais ont de leur côté obtenu un match nul prometteur face aux Pays-Bas lors de leur entrée en compétition (2-2).
De quoi motiver davantage le globe-trotter du football, qui s’apprête, en dix-huit ans de carrière, à diriger sa sixième sélection nationale. Son palmarès comprend notamment deux Coupes d’Afrique des nations remportées : avec la Zambie en 2012 puis avec la Côte d’Ivoire en 2015.
« Il n’y a pas à réfléchir… », aurait-il simplement confié à RMC Sport à son arrivée à Paris en provenance de Dakar, avant de s’envoler vers Monterrey, au Mexique, où sa nouvelle équipe l’attend pour une première séance d’entraînement dès mardi.
Son nom avait un temps circulé pour prendre les commandes du Ghana après le départ d’Otto Addo en mars. Mais le Portugais Carlos Queiroz avait finalement été choisi début avril.
Un défi particulièrement complexe attend désormais l’ancien entraîneur de Sochaux. D’autant que prendre une sélection en main en pleine Coupe du monde reste une situation rare. Henryk Kasperczak avait par exemple connu une expérience similaire avec la Tunisie en 1998, après deux défaites lors de la phase de groupes.

