La chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, jeudi, une enseignante du secondaire à une peine de 10 mois de prison avec sursis, à la suite d’accusations liées à la diffusion de fausses allégations concernant une fuite de l’épreuve de philosophie au baccalauréat.
Les faits remontent à une plainte officielle déposée par le ministère de l’Éducation contre l’enseignante concernée, après qu’elle a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle affirmait qu’une fuite de l’examen national de philosophie avait eu lieu. Cette publication avait provoqué une situation de confusion et d’inquiétude parmi les élèves et les parents.
À la suite de cette plainte, des enquêtes sécuritaires et judiciaires ont été ouvertes. Elles ont conclu que les allégations contenues dans la vidéo étaient infondées. Il a alors été décidé de renvoyer l’accusée devant la justice pour diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la crédibilité des examens nationaux.

