Les autorités de l’Est libyen ont engagé les procédures d’expulsion des membres de la flottille mondiale « Sumud 2 », arrêtés le 24 mai alors qu’ils tentaient de rejoindre la frontière égyptienne dans le cadre d’une initiative de solidarité avec Gaza.
Parmi les militants concernés figure le Tunisien Achraf Khoja, aux côtés de plusieurs activistes internationaux issus notamment d’Italie, d’Espagne, de Pologne, d’Argentine, d’Uruguay, du Portugal et des États-Unis.
Cette annonce intervient alors que deux militants italiens, Domenico Centrone et Leonarda « Dina » Alberizia, ont été libérés après un mois de détention, selon le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui a salué un important travail diplomatique.
Selon les autorités de Benghazi, les activistes auraient enfreint plusieurs règles liées à leur entrée sur le territoire, à leurs déplacements internes et à leur tentative de rejoindre la frontière égyptienne sans autorisation.
L’affaire s’inscrit dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de la Libye, alors que plusieurs acteurs internationaux, dont l’Union européenne et la Turquie, multiplient les contacts afin de trouver une issue à la situation des membres de la flottille toujours détenus.

